Slave to love

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Dites-lui que je l’attendrai à l’endroit habituel

Avec le fatigué et las il n’y a pas de fuite possible

Pour avoir besoin d’une femme vous devez savoir

Comment le fort devient faible et le riche devient pauvre
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Esclave de l’amour

Esclave de l’amour
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Tu t’enfuis avec moi

Ne touchons pas le sol

Nous avons le cœur impatient
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Pas les enchaînés et liés

Le ciel s’embrase

Une mer de flamme

Bien que ton monde est en train de changer

Je resterai le même
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Esclave de l’amour

Esclave de l’amour

Esclave de l’amour

Esclave de l’amour

Je ne peux m’échapper

Je suis esclave de l’amour
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La tempête se lève ou c’est ce qu’il paraît

Nous sommes trop jeunes pour raisonner, trop grands pour rêver

Maintenant le printemps tourne ton visage vers le mien

Je peux entendre ton rire, je peux voir ton sourire
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Esclave de l’amour

Esclave de l’amour

Je ne peux m’échapper

Je suis esclave de l’amour

Esclave de l’amour

Esclave de l’amour

Je ne peux m’échapper

Je suis esclave de l’amour

Esclave de l’amour ….
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Tell her I’ll be waiting in the usual place

With the tired and weary and there’s no escape

To need a woman you’ve got to know

How the strong get weak and the rich get poor
Slave to love

Oho

Slave to love

You’re running with me

Don’t touch the ground

We’re the restless hearted

Not the chained and bound

The sky is burning

A sea of flame

Though your world is changing

I will be the same
Slave to love

Oho

Slave to love

Slave to love (Nananana)

Oho (Nananana)

Slave to love

I can’t escape

I’m a slave to love

The storm is breaking or so it seems

We’re too young to reason, too grown up to dream

Now spring is turning your face to mine

I can hear your laughter, I can see your smile
Slave to love (Nananana)

Oho (Nananana)

Slave to love

I can’t escape

I’m a slave to love

Slave to love (Nananana) …

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Les esclaves d’Amour ont tant versé de pleurs

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Les esclaves d’Amour ont tant versé de pleurs
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Les esclaves d’Amour ont tant versé de pleurs ! 

S’il a quelques plaisirs, il a tant de douleurs !

Qu’il garde ses plaisirs. Dans un vallon tranquille 

Les Muses contre lui nous offrent un asile ; 

Les Muses, seul objet de mes jeunes désirs, 

Mes uniques amours, mes uniques plaisirs. 

L’Amour n’ose troubler la paix de ce rivage. 

Leurs modestes regards ont, loin de leur bocage, 

Fait fuir ce dieu cruel, leur légitime effroi. 

Chastes Muses, veillez, veillez toujours sur moi.
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Mais, non, le dieu d’amour n’est point l’effroi des Muses ; 

Elles cherchent ses pas, elles aiment ses ruses. 

Le coeur qui n’aime rien a beau les implorer,

Leur troupe qui s’enfuit ne veut pas l’inspirer. 

Qu’un amant les invoque, et sa voix les attire ; 

C’est ainsi que toujours elles montent ma lyre. 

Si je chante les dieux ou les héros, soudain

Ma langue balbutie et se travaille en vain ;

Si je chante l’Amour, ma chanson d’elle-même 

S’écoule de ma bouche et vole à ce que j’aime.
❤️ André CHÉNIER ❤️
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Le petit pont de Bois

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Tu te souviens du pont

qu’on traversait n’aguère

pour passer la riviere

tout près de la maison

le petit pont de bois

qui ne tenait plus guere

que par un grand mystere 

et de piquets tout droit
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Si tu reviens par là

tu verras la rivière

et j’ai refait en pierre

le petit pont de bois

puis je l’ai recouvert

de rondins de bois vert

pour rendre a la rivière

son vieil air d’autrefois

puis je ‘ai recouvert 

de rondin de bois vert

pour rendre a la rivière

son vieil air d’autrefois
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Elle suit depuis ce temps

son cours imaginaire

car il ne pleut plus guère

qu’une ou deux fois par an

mais dans ce coin de terre

un petit pont bizarre

enjambe un nénuphar 

au milieu des fougères

mais dans ce coin de terre

un petit pont bizarre

enjambe un nénuphar

au milieu des fougères

pour aller nulle part

et pourtant j’en suis fier … 
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❤️ Yves Duteil ❤️
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Je voudrais aller me promener dans les bois

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Je voudrais aller me promener dans les bois ; 

j’aurais un grand chapeau, une robe légère, 

je me griserais d’air et de bonne lumière, 

et tu me rapprendrais à marcher à ton bras.
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Je voudrais aller dans un grand bois, un vieux bois, 

où l’on dit que les fées se promènent encore ; 

peut-être en attendant du soir jusqu’à l’aurore, 

qu’une d’elles nous laisserait ouïr sa voix.
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Moi je n’ai pas vu d’arbres depuis si longtemps, 

ni de fleurs dans les jardins ! Celles que tu portes,

et que tu poses sur mon lit, à moitié mortes, 

achèvent de mourir dans les appartements.
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Ce ne sont pas de vraies fleurs libres sous le ciel ;

elles ont des robes rouges trop tuyautées,

puis, sur les draps, on dirait des taches figées,

taches de sang qui font plus pâles mes mains frêles.
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J’aime mes mains à présent, elles sont si blanches ! 

je vois les petites veines bleues sous la peau, 

je n’ai gardé à ma main gauche que l’anneau, 

l’anneau d’or que tu m’as donné avec ton âme.
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Mes pauvres mains ont l’air si lasses sur les draps !

Ah ! je voudrais sortir, marcher, je me sens forte, 

je voudrais fuir bien loin, et refermer la porte 

sur cette chambre monotone de malade.
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❤️ Marie NERVAT (1874-1909) ❤️
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