Si j’avais su … 

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Mal à vie par Pierre Bachelet
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Si j’avais su te dire je t’aime 

Je s’rais heureux et toi idem 

On aurait pris la vie à deux 

C’est tellement plus facile à deux 

On aurait peut-être eu aussi cette maison d’amour 

Et cet enfant blond dont tu parlais toujours 

Y aurait pas eu de problèmes 

Si j’avais su te dire je t’aime 
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Mal à vie 

Sous le vent de Malavie 

Mal à vie 

L’océan est sous la pluie 

Mal à vie 

C’est le temps qui vient me dire 

Mal à vie 

C’est toi qui l’as fait partir 
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Tu n’as droit qu’aux souvenirs 

Si j’avais su te dire je t’aime 

Je ne serai pas là ce soir 
À l’heure blême 

Solitaire comme le rocher de Malavie 

Courant de bière en bière 

D’oubli en oubli 

Tu aurais mis seulement ta main 

Sur mon front de fièvre 

D’ailleurs je n’aurais même pas eu de fièvre 

Avec toi j’aurais été moi-même 

Si j’avais su te dire je t’aime 
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Mal à vie 
Sous le vent de Malavie 

Mal à vie 

L’océan est à la nuit 

Mal à vie 

C’est le vent qui vient me dire 

Mal à vie 

Il fallait la retenir 

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Tu n’as droit qu’aux souvenirs 

Mais je n’ai pas su te dire je t’aime 

Et je t’ai quittée 

Et toi idem 
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Mal à vie 

Plus je vais et moins j’oublie 

Mal à vie 

Quand l’amour n’a pas tout dit 

C’est qu’on a raté sa vie
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« Le Savoir se fait avoir … » de Dame Silu

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« Le Savoir Se Fait Avoir »
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« Qu’est ce que le savoir?
Est-ce que savoir c’est s’avoir?
Est-ce que je m’ai quand je sais?
Où est-ce que je mets ce que je sais?
Ou bien est-ce que je mêêêh si je ne sais rien?
Est ce que le savoir peut se voir?
Et qu’est ce que j’en fais quand je l’ai?
Ce quaesitio sans queue ni tête,
C’est au sein du savoir pourtant qu’il tète !
Et les questions sont sans réponse.
Je ne sais pas.
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Le savoir m’entête et m’étonne,
Le savoir détonne et c’est une fête !
Pas besoin d’en faire des tonnes,
Un simple signe de la tête.
Même le hibou trouve ça chouette !
Il faut savoir s’ouvrir au savoir !
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Mais parfois à son contact, certains esprits semblent gelés….
Il est victime d’un jeu bien laid…
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Le savoir se fait avoir
Car il est mal aimé.
Dans un monde où règne le Moi,
Le savoir perd ses avoir,
Alors que l’idiot est fait roi.
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Mais que savons nous?
L’épistémologie nous rend fou !
Et quand nous savons,
Est-on plus propre que quand on ne sait pas?
Et quand le savon s’en tamponne,
Est-ce que le savoir ne nous sied pas?
C’est la bêtise que je savonne.
Car qui sait, sait.
Car qui c’est??
C’est l’plombier !

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Le savoir se fait valoir
Lorsque celui qui ne sait en a soif et s’en vient à l’abreuvoir.
L’esprit alors barbote et s’épanouit,
Les pensées poussent sans souci…
Et c’est un bouquet que l’on respire à plein nez !
Le savoir est un roc, un cap, une péninsule !
Pourquoi s’en détourner?
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Si son hôte n’a que faire du savoir,
Le cerveau assoiffé passe au séchoir…
Le cortex maltraité s’en va alors à la plage,
Laissant seul son hôte, plus léger,
En harmonie parfaite avec notre société de mirages,
Rivage où viennent échouer les belles pensées échues et déchues.
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Je suis déçue de voir que le savoir ne se savoure plus.
Et qu’au lieu de cela,
Le savoir va se faire voir.
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Et pourtant, qui trouve savoir trouve sa voie !
Surtout devant une bonne fondue !
Mais la sottise me laisse sans voix.
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Et celui qui ne sait rien et le sait bien,
Sait mieux que celui qui sait tout mais s’en fout…
Car celui qui ne sait rien mais bien,
Ne hait point le savoir et l’accueille.
Ainsi ses fruits il cueille
Et ses graines il sème.
Car le savoir est fait de « sèmes »,
Il est une valse de mots qui s’aiment…
Celui qui ne sait rien mais veut apprendre
S’envole vers de nouveaux horizons.
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Et partout où le savoir s’apprécie,
Souvent les sens s’en émeuvent…
Sirotons le savoir sans appréhension,
Susurrons malgré tout le savoir à l’oreille des sourds !
Ces sourds volontaires et réfractaires aux beaux mots,

Dont la vie n’est faite que de gros mots…
Car au bas mot, je dirais qu’ils sont légion…
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Mais que diable, le savoir c’est dépassé !
Le salut est sans espoir !
Parce que les couards préfèrent de loin leurs défouloirs…
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Certes,
Le savoir ne vaut rien sans sagesse,
Le savoir pour lui seul est un leurre douteux,
Et celui qui veut savoir doit savoir se connaitre !
Il n’est pas une fin en soi !
(Ni en coton d’ailleurs.)
Et la faim de savoir doit y prendre garde.
Mais le jeter tel une fripe démodée et ringarde,
Le refuser en bloc, rire de lui, et de ceux qui l’apprécient,
Est tout aussi absurde et abscons
Que de clamer haut et fort
Que l’on vit très bien sans air.
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Rien de pis que celui qui ne sait,
Et en fait une fierté.
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Et pas de pis de vaches,
En dépit de tout. »
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❤️ Dame Silu ❤️

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[ http://damesilu.blogspot.fr/2013/06/poeme-le-savoir-se-fait-avoir.html?m=1 ]
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