Musique !

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Je vous souhaite à Tous un merveilleux week-end, à vivre au rythme de la mélodie du Bonheur ❤️

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Voyou (3)

Je partage avec Vous la vidéo d’une chanson que j’aime énormément, d’un groupe/collectif que j’affectionne : Fauve ! Ils sont le reflet de notre société, aujourd’hui, comme une photographie …

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Barre-toi / casse-toi jtai dit

Qu’est-ce qui te faut de plus ? T’en n’as pas vu assez ?

Et arrête de me regarder comme ça

T’as rien écouté / t’as rien compris

Comment je dois te le dire pour que ça imprime ?

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Écoute pauvre conne

Je suis pas quelqu’un de bien / je suis pas une belle personne

Je suis une sale bête / une bouteille de gaz dans une cheminée

Et je vais finir par te sauter / au visage / si tu t’approches trop

Comme ça a fait avec les autres

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Mais tu sais pas de quoi tu parles / j’ai essayé ça sert à rien

On change pas / on change jamais / et quand bien même

De toutes façons / ici y a pas de deuxième chance / on n’efface pas les ardoises

Me dis pas que t’es pas au courant

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T’as pas vu ? C’est imprimé partout / dans les journaux

Sur les écrans / dans le regard des gens

C’est même écrit en grand sur les immeubles / la nuit

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Quand les gens biens comme toi sont endormis

C’est marqué en rouge : « Tu nais comme ça / tu vis comme ça / tu canes comme ça

Seul / à poil / face à ton reflet / avec ton dégoût de toi-même / ta culpabilité et ton désespoir

Comme seuls témoins »

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Crois-moi / tu veux vraiment pas que j’aille plus loin

Parce qu’au mieux ça t’empêchera de dormir / au pire ça te donnera envie de me cracher à la gueule

Alors avant que je me transforme encore une fois

Pars en courant / fuis-moi comme le choléra

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Non / j’ai braqué personne / planté personne / buté personne

Mais je suis un voyou / c’est comme ça qu’on dit / tout simplement

J’ai fait des choses que je regrette suffisamment

Suffisamment pour y penser tout le temps

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Je pourrais te donner un million / de bonnes raisons / pour qu’on m’attrape / qu’on me casse les genoux / et qu’on me cloue au pilori

Et si / un jour on vient me chercher / je résisterai pas / je sortirai les mains sur la tête / sans faire d’ennuis

Mais avant que ça arrive / je voudrais que tu saches / que j’ai compris / que je passe mes nuits / entre cachetons et insomnies

Et que je vais me battre / pour reconstruire / un apprenti repenti / et tant pis / si ça me prend toute une vie

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Pardon ? Que je parle un peu moins fort ? Ah on vous dérange… en fait merde

Et bah si on te dérange tu te casses / ou sinon tu fermes ta gueule

Tu regardes ton assiette et tu nous fous la paix

Cinq minutes / le temps que je termine

Tu peux faire ça ?

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Qu’est-ce qu’il y a ? Ça te gêne qu’on te coince comme ça devant tout le monde ?

Ouais c’est chiant / je comprends mon gars

Mais dis-toi que t’as de la chance toi / t’es né bien comme il faut

T’es solide / t’es cohérent / tu mets personne mal à l’aise dans les restaurants

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Tu dors bien sur tes deux oreilles / t’es un bon petit français / t’es beau / t’es bien

Comme un magazine de déco / comme une maison témoin

Ça t’arrive pas ces choses-là ? Tu vois absolument pas de quoi je parle

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Ouvre pas trop la porte de ton placard / alors / tu pourrais être surpris

Ça va te faire tout drôle / le soir où les choses que tu pensais avoir enfouies

Te font savoir qu’en fait elles étaient là / juste là / planquées sous le tapis

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Elles sortent une main / puis te plantent une seringue dans le pied avant de disparaître

Et alors là / ça te prend à la gorge / comme des odeurs d’ammoniaque

Ça te colle des sueurs froides / t’as les dents qui claquent

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Mais non je me calme pas/ je me calme pas / il sait pas ce que c’est lui

Il sait pas ce que c’est d’être un crevard / d’être mal foutu / d’être une crasse / un pantin

D’être le terrain où le bien et le mal s’affrontent / il sait pas ce que c’est

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Non / j’ai braqué personne / planté personne / buté personne

Mais je suis un voyou / c’est comme ça qu’on dit / tout simplement

J’ai fait des choses que je regrette / suffisamment

Suffisamment pour y penser tout le temps

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Je pourrais te donner un million / de bonnes raisons / pour qu’on m’attrape / qu’on me casse les genoux / et qu’on me cloue au pilori

Et si / un jour on vient me chercher / je résisterai pas / je sortirai les mains sur la tête / sans faire d’ennuis

Mais avant que ça arrive / je voudrais que tu saches / que j’ai compris / que je passe mes nuits / entre cachetons et insomnies

Et que je vais me battre / pour reconstruire / un apprenti repenti / et tant pis / si ça me prend toute une vie

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Comment est-ce que tu peux / penser que tu tiens à moi

Si moi-même j’y tiens pas ?

Pourquoi tu dis que tu m’aimes / alors que moi-même je me déteste ?

Pourquoi t’es là ? Pourquoi tu restes ?

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Comment est-ce que tu peux / penser que tu tiens à moi

Si moi-même j’y tiens pas ?

Pourquoi tu dis que tu m’aimes / alors que moi-même je me déteste ?

Pourquoi t’es là ? Pourquoi tu restes ?

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Non / pas ce soir / non pas ce soir / laisse-moi s’il-te-plaît

Non / je veux pas y aller / je veux pas rentrer / je veux pas dormir

Et surtout non / je veux pas parler

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Ce soir je veux juste hurler / j’ai besoin d’ouvrir les vannes / tu comprends

De tout lâcher / comme un puceau qui ment

De hurler / mes mots pesants / avec ma voix d’adolescent qui a jamais mué

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De hurler / ma peur de l’abandon / ma recherche frénétique d’attention

Mon besoin de reconnaissance en permanence / comme un chien des caresses

Mes tentatives désespérées de me faire passer pour un mec que je suis pas

Et que je serai probablement jamais

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De hurler / mon absence de courage / ma cruauté / ma politesse maladive / mon optimisme débile

Mon zèle dangereux / mes réflexes à la con / mes accès de colère / ma culpabilité bidon

Ma sexualité en vrac et mes fantasmes tordus

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De hurler / ma peur panique des autres / ma mesquinerie sournoise / mes regrets / mes erreurs

Mes névroses / mes obsessions / mes méta obsessions

Ma phobie de la douleur / de la perte / du suicide / de la dépression

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Une tête de déporté

Dans ma bouche comme un goût de sang

Et des murs sales autour de moi

J’ai l’impression d’être en HP / je me fais cogner par mes regrets

Ma santé mentale me fait des doigts

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Il faut que je sorte de dégrisement

Que je récupère ma vie d’avant / mais à quoi bon prendre un ticket ?

Si c’est pour me faire crosser / par des connards / sans âme et sans valeurs

À quoi bon se forcer à tricher ?

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J’appréhende le « Encore toi ? » de ma mère

Et le regard effrayé de mon frère

Y aura personne pour m’épauler / à part le sourire de l’épicier

Lui acheter 2-3 bières

Avant de passer la nuit dehors / avec haine / rage et remords

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Et t’inquiètes pas / je perds pas le Nord

Même si l’autre crie partout / que je vaux pas mieux qu’un voyou

Elle a ressorti les vieux dossiers / et rien à foutre

Que je lui répète qu’elle sait pas tout

Je te parle pas de ceux qui font pas mieux

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Ceux pour qui ça fait longtemps / que mon nom est devenu tabou

Et quand je suis là ils font semblant / alors qu’en vrai ils rêveraient de me tordre le cou

Faut dire que les mensonges / ont pas arrangé le coup

Les langues de pute / en ont fait tout autant

C’est jamais tout le temps noir / ni tout le temps blanc

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Malgré ça / même si je suis dépassé / que je dors plus

J’essaie de tirer des nouveaux plans

De quoi me refaire / reprendre de l’air / de l’altitude

Trouver une fille bien et sortir de ma brume

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Peu importe ce que tu m’opposes

Je ferai mes armes tout seul

Je veux qu’on me parle bien et qu’on m’estime

Pour ce que je suis / éviter à tout prix

Ce modèle de défaite qu’on m’a prescrit

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Quoi de pire que ce putain de trio

Métro / boulot / dodo

Quand t’as déjà pensé à la fin ?

Mais t’acceptes pas / de voir le monde tourner sans toi

Même si parfois tu sais très bien

Que t’en es pas très loin

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Y a pas de saints ici-bas / non

Juste des mecs comme toi et moi

Qui veulent tromper le Tout-Puissant

Sous des apparences de vauriens vraiment pas séduisants

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On fait quoi ?

On crame chaque jour comme des condamnés

Parce qu’on a tous peur du jugement dernier

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Non / j’ai braqué personne / planté personne / buté personne

Mais je suis un voyou / c’est comme ça qu’on dit / tout simplement

J’ai fait des choses que je regrette / suffisamment

Suffisamment pour y penser tout le temps

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Je pourrais te donner un million / de bonnes raisons / pour qu’on m’attrape / qu’on me casse les genoux / et qu’on me cloue au pilori

Et si / un jour on vient me chercher / je résisterai pas / je sortirai les mains sur la tête / sans faire d’ennuis

Mais avant que ça arrive / je voudrais que tu saches / que j’ai compris / que je passe mes nuits / entre cachetons et insomnies

Et que je vais me battre / pour reconstruire / un apprenti repenti / et tant pis / si ça me prend toute une vie

Dans un Coeur de Voyou …

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DANS UN COEUR DE VOYOU

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Dans un coeur de voyou

Amoureux de Paris

Un p’tit coeur plein de trous

Ouvr’ les yeux de la nuit

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Les pavés attendris

Chant’ à la fenêtre

Pour des souliers surpris

Au baiser de naître

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La vitre effleurée

Crie qu’elle nous aime

Elle pense la buée

Comme on cache sa pein’

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Les amants ont les doigts

De lueurs affamées

La Seine prend le la

D’une guitar’ enchantée

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Dans un coeur de voyou

Amoureux de Paris

Un p’tit coeur plein de trous

Ouvr’ les yeux de la nuit

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❤️ Robert GILLE ❤️

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Pour Anna …

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Pour Anna

Daniel Guichard

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Elle s’appelait Anna rappelle-toi

La plume courait entre ses doigts

Elle écrivait des mots d’amour et de foi

Car elle avait treize ans, Anna

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Elle se cachait dans un grenier Anna

Si chaud l’été, l’hiver si froid

Un horizon de quatre murs et un toit

Elle écrivait pourtant, Anna, ces mots-là

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Moi j’ai un jardin rempli de fleurs

Un monde d’amour tout en couleur

Que je fais vivre en mon cœur,

Que je fais vivre en mon cœur.

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Elle avait souvent si peur, Anna

En écoutant les bruits de pas

Des pas qui s’approchaient trop près quelquefois

Trop près de son grenier, Anna chante-moi.

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Moi j’ai un jardin rempli de fleurs

Un monde d’amour tout en couleur

Que je fais vivre en mon cœur,

Que je fais vivre en mon cœur.

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C’est par un beau matin d’été, je crois

Qu’ils sont venus chercher Anna

Ils ont laissé juste un cahier, les soldats,

Un journal dont les mots, Anna, sont pour moi.

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Moi j’ai un jardin rempli de fleurs

Un monde d’amour tout en couleur

Que je fais vivre en mon cœur,

Que je fais vivre en mon cœur.

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