Poète fol

.
.
Poète fol
.

.
C’est, par les airs, un entassement sombre

De nuages. Horrible mont !

L’étang joncheux, miroir d’un val profond,

S’est éteint dans un reflet d’ombre.
.

.
Comme vite au jour pâle vont,

Là-haut, ces vols d’ailes noires sans nombre !

Un éclair heurte une nuée, et sombre !

Et tout le ciel en eau se fond…
.

.
Mais le poète a doux martel en tête.

Ses yeux rêveurs ne voient pas la tempête

Ruisseler aux sentiers couverts,
.

.
Ni les vents tordre en un chaos les branches.

Enveloppé de foudre aux flammes blanches,

Il cisèle, impassible, un vers.
.

.
❤️ Alfred GARNEAU ❤️
.

.

.

(Source image : Herodote.net)

Publicités