De Terre et de Bois

De terre et de bois

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De terre et de bois, algues entortillées, pampres et réséda

Au rire de la lune l’écho de la carapace d’ambre

Ecoutille amarrée à l’aigue-marine

Lamparo flottant sur la mer, écorchure brune.

Quand vient ta présence à l’angle du canevas

Je me tisse comme l’érable noueux

De ce tapis de haute laine dans l’atelier sombre

Tout me lie à toi, la dentelle du jour,

le fil de trame de l’heure

Les pampres aromatiques à la morsure du froid.

Sous la tonnelle de fleurs acides

Ta main me retient, m’immobilise, m’initie à moi-même

Ta main qui me forge, fil de hampe tendu

Dans le soir qui jamais ne se dévêt.

Je m’agrippe à toi comme une haie vive

Je reste accroché comme l’oiseau au fil nu

Dans le canevas de tes jambes qui s’étirent sur le tapis de

haute laine

Velours de ta peau, dentelle de tes caresses à jamais

renouvelées

Le réséda monte de ta gorge, il démâte et se dénoue

Il suit l’axe ascendant pour s’épanouir en couronne

A la lisière de ton regard abandonné.

L’accord de toutes les cordes de la harpe à la fois

De mille gestes ensemble qui effleurent ton corps

J’en écoute les ressacs sur le pas de la porte

Où le réséda s’écoule en grappes lourdes et sensuelles.

Tout de senteur, tout de sève, la maison s’ouvre

Dans ce voyage aux mille irisations

Qui me prolonge en toi, corbeille offerte de senteurs

Dans cet espace de regards enrubannés, gorges embaumées

Où le dahlia et l’ancolie butinent sur tes lèvres.

Tu es de jade transparente, pierre blessée, écorchée

Tu es de sable et d’eau, tu coules dans ma main

Mon corps te capte, torrent de feu, volcan qui tressaille

Et collines ondulantes au fond de la vallée.

J’aime tes soupirs tendus de mains qui tricotent la laine

soyeuse

Traces de baisers sur ma bouche comme des fleurs ennoblies

Visage emmuré d’extase au cadran solaire

De l’abeille qui danse sur la ruche qui déborde de miel.

Tu es le spasme de la vague mourante, étale

Qui irrigue la plage luisante, étendue et lasse

Où le vent n’est pas plus qu’un souffle qui me porte

vers ton être

Mains qui me retiennent et m’attachent au bastingage.

Je suis de toi, je suis de tes mains qui me pétrissent

De tes lèvres qui me disent

De tes seins qui me nourrissent

De tes envies qui nous unissent.

 

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❤️ Jean CAELEN ❤️

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Je me laisse transporter dans l’apesanteur,

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Mon esprit s’évade

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Aspiré par le vertige des sentiments,

Cette lumière venue du ciel,

Cette spirale du temps qui passe,

Je me laisse transporter dans l’apesanteur,

Ces esprits venus d’un temps lointain,

Ces esprits me tendent la main,

Ils me soulagent du flot de mes soupirs,

De cette existence qui ne tient qu’à un fil,

Le fil de la vie, le fil de nos vies,

Si fragile que le poids de nos doutes,

Peut rompre cet équilibre instable,

Mon esprit s’évade, le soir venu,

Je me libère du poids des mots,

Je les livre au clavier de mon ordinateur,

Afin de me libérer de ce fardeau,

Le soir venu je vous livre mes sentiments,

Afin de trouver le sommeil, prenez en soin,

Car le matin venu, je reviendrai,

Je reviendrai vous les reprendre,

Je pourrai ainsi l’âme légère affronter,

Ce nouveau jour, mon esprit s’évade,

Ce besoin de liberté, cette liberté créative,

Qui me permet d’avancer,

D’avancer dans la quête du moi,

D’avancer dans la quête de soi,

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❤️ Louis-Bertrand HENRI ❤️

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Elle attend là, inlassablement …

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Elle attend ….

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Elle attend là, inlassablement,

Que la vague l’emporte,

Qu’on lui ouvre la porte.

Etat d’esprit libre, paisible, serein,

Le vent lui caresse les seins.

Elle rêve, elle rêve bien éveillée,

Que le Bonheur immense

Lui apporte à outrance

Une fièvre des plus intense.

Son corps nu sur la Terre,

La tête en haut, les yeux en l’air…

Elle attend patiemment, le Va et Vient de son amant.

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❤️ Véronique Galvao ❤️

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L’bon vieux transistor

On me dit

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On me dit que j’ai tort de rejeter la mode,

Que l’bon vieux transistor n’est plus aussi commode,

Qu’il faut que je rajoute un peu d’eau dans mon vin

Et que je me déroute vers de nouveaux chemins,

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On dit que mes habits en velours côtelé

Semblent trop surannés, qu’il me faut les jeter,

Qu’il faut que je remplace mon tout dernier Nokia

Par un d’une autre race, farci de news-médias,

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Il faut que je balaye tous mes vieux préjugés,

Que je donne de l’oseille, parc’que c’est obligé,

On me dit, tu comprends tes idées sont antiques,

Plus besoin d’instruments pour faire de la musique,

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On dit que ma voiture est d’un blanc obsolète,

Qu’elle a une pauvre allure, du genre croquignolette,

Que la prime à la casse n’est pas pour les pinpins,

Qu’il faut que je trépasse, devant ces margoulins,

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On me dit, mon pauv’vieux, faut qu’tu sois réaliste,

Pourquoi être ambitieux puisque l’on nous assiste ?

Ainsi les mots labeur, travail, moralité,

Font partie des slogans qui sont désaffectés,

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On m’affirme, par ailleurs, qu’il faut que l’on me purge

Des erreurs divulguées par les matons d’panurge,

Le but est d’imposer les désirs, les idées,

D’élites mondialisées, au nom du bien-fondé,

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Je dois vous avouer que ces propos m’agacent,

Je refuse d’oublier nos discours pleins d’audace,

Nos années festivals, sans capotes ni Sida,

Nos 39 heures de gloire, avant l’ère des gagas…

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❤️ Mario FERRISI ❤️

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Dans un Coeur de Voyou …

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DANS UN COEUR DE VOYOU

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Dans un coeur de voyou

Amoureux de Paris

Un p’tit coeur plein de trous

Ouvr’ les yeux de la nuit

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Les pavés attendris

Chant’ à la fenêtre

Pour des souliers surpris

Au baiser de naître

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La vitre effleurée

Crie qu’elle nous aime

Elle pense la buée

Comme on cache sa pein’

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Les amants ont les doigts

De lueurs affamées

La Seine prend le la

D’une guitar’ enchantée

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Dans un coeur de voyou

Amoureux de Paris

Un p’tit coeur plein de trous

Ouvr’ les yeux de la nuit

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❤️ Robert GILLE ❤️

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Panier de Basket

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Le basket-ball

Quand on est grand avec des mains comme des raquettes
Agile sous le panier autant qu’au lancer franc
Qu’on porte un numéro qui vous fait reconnaître
C’est qu’on fait du basket ou qu’on est différent

❤️ Alain Hannecart ❤️

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L’abrite prend une balle dans ses mains

Les joueurs entres sur le terrain

L’entre-deux peut commencer

Les joueurs sont préparés

Un joueur frappe dans la balle

Tous les spectateur s’emballes

Le match vient de débuter

Les joueurs sont emfflamés

Prend la balle, marque des paniers

On fait comme ça pour gagner

Ca c’est un match sans aucune pitié

Mais il y a aussi le faire-plait

Rien de tel pour y arriver

Si on veut pouvoir gagner

Miantenant vous savez presque tout

Dépéchez vous, inscrivez vous.

~Carole Anne ~

http://www.creapoemes.com/index.php?threads/basket.104146/

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Vivons pour nous, soyons heureux …

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A mes amis

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Rions, chantons, ô mes amis,

Occupons-nous à ne rien faire,

Laissons murmurer le vulgaire,

Le plaisir est toujours permis.

Que notre existence légère

S’évanouisse dans les jeux.

Vivons pour nous, soyons heureux,

N’importe de quelle manière.

Un jour il faudra nous courber

Sous la main du temps qui nous presse ;

Mais jouissons dans la jeunesse,

Et dérobons à la vieillesse

Tout ce qu’on peut lui dérober.

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❤️ Evariste de Parny ❤️

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