Arbre 

  

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2 commentaires sur “Arbre 

  1. loisobleu dit :

    L’ARBRE BLEU

    Aux noirs de nuit de St-Rémy croassent les blés d’Auvers, le champ à rides est au front de la montagne. Sous le plomb, le crayon descend à la mine, étayant de son bois un couloir tracé au coeur de l’estompe. Des mûres roncent l’accès lointain, les pieds attachés aux pierres des puits. Posés aux rayons d’un ciel en étagère, des moutons comptent un à un le sommeil, dans un ballet de sorcières. D’où que tu ailles te sortent des pellicules aux cheveux repoussés d’hier.Muet, un instant se retient, immobile, hésitant au-dessus du vide. Les oliviers comme le soleil et la lune, ne se rencontrent pas avec les colombes. Ils ont à leurs troncs toute la tourmente des canons, circulant dans le rouge sang de leur sève. Tu cultives l’eau profonde de ton espoir dans le brasier du quotidien.
    Surréalité qui, tout en refusant de tordre le cou au rêve, regarde le pendu qui se balance aux gargouilles de la Cour de Miracles, les doigts plongés dans la lèpre. Un enfant s’enfonce dans la boue humaine, un bâton de dynamite allumé aux chevilles, par l’obscure avidité de l’exploiteur. L’acide entre au point d’ars des petits chevaux.Requiem pour un verger.

    UNE VOIX

    Ecoute-moi revivre dans ces forêts
    Sous les frondaisons de mémoire
    Où je passe verte,
    Sourire calciné d’anciennes plantes sur la terre,
    Race charbonneuse du jour.

    Ecoute-moi revivre, je te conduis
    Au jardin de présence,
    L’abandonné au soir et que les ombres couvrent,
    L’habitable pour toi dans le nouvel amour.

    Hier règnant désert, j’étais feuille sauvage
    Et libre de mourir,
    Mais le temps mûrissait, plainte noire des combes,
    La blessure de l’eau , dans les pierres du jour.

    Yves Bonnefoy

    Aux friches hachurant les plaines, des restes indélébiles ont posé des dalles de pas, que les semelles du vent déplacent en tous points. Un pont-levis franchit la douve des ciels gris. Zébrant de ses couleurs courbes l’à-plat bitume d’un arc sept fois nuancé. Il sort du jour sous tous les passages. Un volet s’est hara-k’irisé d’un seul coup de lame lancé par la marée. L’ormeau noyé aux rivières se régénère aux rochers des océans, la coquille en évent, muscle palpitant au granit. Qu’avons-nous oublié de meurtrir, doigts gourds d’orgueilleuses premières en escalades répétées ? Les sabres de nos mécaniques décapitent l’émergence des sources, sans assouvir leur soif paranoïaque de conquête. L’électricité est en fonte de glaciers.
    J’étais demain dans chacun de mes hiers, attendant la pousse du regain. Le soleil sans brûler la fraîcheur de l’ombre de mon arbre, n’a pas coupé ses feuilles. Elles se dressent en contrescarpe aux chemins qui grimpent avec les chèvres. Sous forme de maisons-nids.Leurs façades crevées d’autant d’yeux ouverts, que le bleu activé par l’arbre, a besoin d’écouter, sans épeler le prénom en attente.Un jardin d’amour aux fondations germe dans mon espoir.Pour être libre de mourir, la conscience en vie.

    Niala-Loisobleu
    17/02/16

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  2. Pat dit :

    C’est inquiétant parfois de découvrir ce qui se cache derrière un arbre…

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