Message à Lady Elle

Merci Monsieur Le Rimenaute !

Le rimenaute

Message à Lady Elle

*

Je n’étais qu’une lettre écrasée par les pages

Dans des mots répandus sous les déshabillages,

Les regards d’inconnus plus ou moins de passage

Dans l’espoir d’apparaître…docile à leur ouvrage…

*

Mais voilà qu’en symbiose avec l’apprentissage,

Je suis promue félibre désormais de mes drames,

Libérée de ces scribes et… j’en connais des sages !

Sans bien compter qui causent… du mal et qui m’enflamment !

*

Une figure de style, en l’hommage des femmes…

Une chorégraphie pure et belle à mon âme,

Légère pour le prix supportable de grammes

Au fur et à mesure que je deviens une Dame…

*

Et sous la couverture… de mon nouveau programme…

Un message de lui… que j’aime m’encourage

Disant : « tu es ma vie », tout ce que je réclame !

Lier en mon écriture la hampe…

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Au carrefour

Au carrefour ….

Un songe qui sonne comme un rendez-vous au carrefour du Présent, juste alignement entre un Passé et un Avenir qui s’enchaînent et se déchainent, se recoupent, s’unissent ou se fuient …

.

Un rendez-vous au Rond-Point du l’Indécision, tantôt en tours de manège enfantins, tantôt en tourbillons-typhons, mais toujours vertigineux, jeux d’anges heureux … 

.

Mais mon corps reste figé, les mains accrochées au volant, le regard hagard, balançant comme un clignotant : pare-brise, rétroviseur … Pare-brise, retroviseur …. Pare-brise retroviseur …. 

Partout la route et mes doutes …

*** Idéelle, 29 octobre 2015 ***

  

Aurore Boréale

L’Aurore boréale
La nuit d’hiver étend son aile diaphane

Sur l’immobilité morne de la savane

Qui regarde monter, dans le recueillement,

La lune, à l’horizon, comme un saint-sacrement.

L’azur du ciel est vif, et chaque étoile blonde

Brille à travers les fûts de la forêt profonde.

La rafale se tait, et les sapins glacés,

Comme des spectres blancs, penchent leurs fronts lassés

Sous le poids de la neige étincelant dans l’ombre.

La savane s’endort dans sa majesté sombre,

Pleine du saint émoi qui vient du firmament.

Dans l’espace nul bruit ne trouble, un seul moment,

Le transparent sommeil des gigantesques arbres

Dont les troncs sous le givre ont la pâleur des marbres.

Seul, le craquement sourd d’un bouleau qui se fend

Sous l’invincible effort du grand froid triomphant

Rompt d’instant en instant le solennel silence

Du désert qui poursuit sa rêverie immense.
Tout à coup, vers le nord, du vaste horizon pur

Une rose lueur émerge dans l’azur,

Et, fluide clavier dont les étranges touches

Battent de l’aile ainsi que des oiseaux farouches,

Eparpillant partout des diamants dans l’air,

Elle envahit le vague océan de l’éther.

Aussitôt ce clavier, zébré d’or et d’agate,

Se change en un rideau dont la blancheur éclate,

Dont les replis moelleux, aussi prompts que l’éclair,

Ondulent follement sur le firmament clair.

Quel est ce voile étrange, ou plutôt ce prodige ?
C’est le panorama que l’esprit du vertige

Déroule à l’infini de la mer et des cieux.

Sous le souffle effréné d’un vent mystérieux,

Dans un écroulement d’ombres et de lumières,

Le voile se déchire, et de larges rivières

De perles et d’onyx roulent dans le ciel bleu,

Et leurs flots, tout hachés de volutes de feu,

S’écrasent et, trouant les archipels d’opale,

Déferlent par-dessus une montagne pâle

De nuages pareils à des vaisseaux ancrés

Dans les immensités des golfes éthérés,

Et puis, rejaillissant sur des vapeurs compactes,

Inondent l’horizon de roses cataractes.

Le voile en un clin d’oeil se reforme plus beau,

Lové comme un serpent, flottant comme un drapeau.

Plus rapide cent fois qu’un jet pyrotechnique,

Il fait en pétillant un sabbat fantastique,

Et met en mouvement des milliers de soleils

A travers des brouillards transparents et vermeils

Comme cristallisés dans la plaine éthérée.

Quelquefois on dirait une écharpe nacrée

Qu’un groupe de houris secouerait en volant

Dans l’incommensurable espace étincelant ;

Tantôt on le prendrait pour le réseau de toiles

Que Prométhée étend pour saisir les étoiles,

Ou pour le tablier sans bornes dans lequel

Les anges vanneraient des roses sur le ciel.
Et la forêt regarde, enivrée, éblouie.

Se dérouler au loin cette scène inouïe ;

Et l’orignal, le mufle en avant, tout tremblant,

Les quatre pieds cloués sur un mamelon blanc,

L’oeil grand ouvert, au bord de la savane claire,

Fixe depuis longtemps l’auréole polaire

Poudroyant de ses feux le céleste plafond,

Et son extase fauve en deux larmes se fond.

❤️ William Chapman ❤️

  

Fée de la Nuit … 

Petite histoire du soir … : 
FEE DE LA NUIT …
Dans la nuit des temps, une légende raconte, qu’une fée, une princesse de la nuit existerait… Chaque nuit, elle serait assise au bord de la lune, petons ballants en attendant… La légende raconte, qu »il n’y aurait pas d’aussi jolie fée car son coeur brillerait dans la nuit étoilée. 
On dit, que dans une main elle tiendrait tous ses rêves… de l’autre, une baguette magique pour les réaliser… sans étoile à son extrémité.
La légende dit, que toutes les nuits, la petite princesse à la robe bleu nuit observerait le ciel et toutes les étoiles qui y brilleraient…
On dit, qu’on peut l’apercevoir tendre sa baguette à bout de bras dans le vide des nuits étoilées… La légende raconte, qu’un soir une étoile s’y serait posée avec son coeur, et que, durant deux jours consécutifs une étoile filante aurait brillé sans discontinuer… ce soir là un rêve ce serait réalisé.
On dit, que l’étoile au coeur doré serait repartie, et que depuis la petite princesse aux rêves étoilés n’aurait pas bougé. Enveloppée dans sa jolie robe bleu nuit, elle serait toujours assise, petons ballants, au rebord de la lune, tenant toujours ses rêves dans sa main droite, la baguette posée à ses côtés…
On dit, que des étoiles s’y sont posées, que des poussières de rêves se sont rajoutées à la clarté de la lune, mais qu’aucun rêve n’aura été réalisé… Il parait que ces petites étoiles sont les messagères de la belle étoile au coeur doré, celle qu’elle attendait…
On dit, que ces petites étoiles viendraient pour lui annoncer le retour de la belle étoile qui réaliserait tous ses rêves enchantés… Il est dit, qu’elles sont porteuses des messages d’espoir qui luisent la nuit aux côtés de la lune. La légende raconte alors que cette nuit là, un arc en ciel apparaîtra au pied de la lune, et que la fée n’aura plus qu’à y glisser pour retomber les pieds sur terre et vivre tous ses rêves.
La nuit des temps est passée, on dit que la petite fée n’a pas bougée… La légende est la même au fil du temp, la petite fée porte toujours sa robe bleu nuit étoilée… Certains disent l’avoir vu un soir… toujours perchée sur la lune… Un cristal d’espoir suspendu au regard… On dit, que si on peut l’apercevoir et qu’à ce moment on fait un voeu avec son coeur, alors ce soir là, un rêve se réalisera.

 ( Blog source : http://bretony.vefblog.net/6.html )

  

UN JOUR, UN TEXTE # 515

EN VIEL ESM OTS

DIMANCHE 4 OCTOBRE

MYTHOLOGIE DE L’HOMME (extrait)

De mémoire d’homme on n’avait vu ceci : un monde entier seulement en
attente, attentif seulement à l’événement tombé, accompli, mis à terre tout droit dans le passé comme un fruit mûr que son arbre abandonne, le monde toujours encore seulement attentif à l’événement trop fait comme un fromage, et qui veut savoir seulement ce qui fut, afin de l’enregistrer,pour savoir. Un monde entier tombé dans la patience; un monde d’hommes qui sont tout, qui font tout, et qui seulement regardent comme s’ils n’y étaient pour rien.

De mémoire d’homme on n’avait vu ceci : une époque aussi monstrueusement habitée de timidités et de paresses veules,d’inconsciences et d’abdications, et qui s’agite seule et se convulsionne,se tord et crache le sang ; une époque malade d’où l’homme est absent,où l’homme se tient coi, tapi dans l’aventure et capable seulement de mourir : une époque…

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