La Tasse …. (Da Silva) 

je ne perds de vue la montée des eaux 

la rivière en crue

même dans la pénombre

ou sous un ciel bleu, rouge

quand le soleil tombe

je ne perds pas de vue

qu’au contre la montre

nous aurons perdu
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ref : 

fa / ré min / la mi /

quoi que l’on fasse 

on boira la tasse 

apprendre à prendre 

ce qu il y a 

devant soit 

quelque soit le temps

on fera semblant 

de tenir sa place 

à la surface 
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il est entendu 

nous n’irons plus 

au paradis

à la première heure 

les vertues se noient 

dans l’envie

avant de jouer 

les prolongations 

essayons d’en rire
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ref : 
quoi que l’on fasse 

on boira la tasse 

apprendre à prendre 

ce qu il y a 

devant soit 

quelque soit le temps

on fera semblant 

de tenir sa place 

à la surface 
.

.
quoi que l’on fasse 

on boira la tasse 

apprendre à prendre 

ce qu il y a 

devant soit 

quelque soit le temps

on fera semblant 

de tenir sa place 

à la surface 

quelque soit le temps

on fera semblant 

de tenir sa place 

à la surface
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QUESTIONS (21)

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QUESTION (21)
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Vais-je pouvoir

A travers mon terroir,

Au milieu des tasses

De thé, fugaces

Deviner quel avenir,

Héroïne ou martyre ? 
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*** Idéelle, le 28 janvier 2016 ***
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LA TASSE

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La tasse
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Dans cette tasse claire où luit un cercle d’or 

J’ai versé du lait blanc pour ta lèvre vermeille. 

Comme un enfant dolent le long du corridor 

Un rayon de soleil s’étant couché sommeille.
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Vois, la mouche gourmande est plus sage que toi. 

Perchée au bord du vase où son aile se mouille, 

Avec sa trompe fine et subtile elle boit 

Tandis que le jour bleu dévide sa quenouille.
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Ah ! si la nuit venait, comme nous aurions peur ; 

La nuit fait les gros yeux avec la lune ronde 

Et tous les astres blonds qui pressent leur lueur 

Sur le front noir de l’ombre où l’angoisse est profonde.
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Vite ! bois cette tasse avant que soit le soir ; 

Le moineau de la cage aime l’eau que je verse, 

La fleur du pot d’argile accueille l’arrosoir, 

Comme les champs nouveaux se plaisent à l’averse.
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Et surtout ne va pas avec tes doigts fripons 

Déranger le niveau de la crème dormante ; 

On apporte la lampe et son nimbe au plafond 

Bouge comme au matin une source mouvante.
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Dieu ! c’est l’ombre déjà ! Déjà le ver luisant 

Répand sa goutte d’or sur la verdure moite… 

Vite ! l’étoile fait les cornes en passant 

Et la lune a caché le soleil dans sa boîte.
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❤️ Cécile Sauvage ❤️
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En attendant ses pas …

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En attendant ses pas …

(Céline Dion)
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En attendant ses pas, je mets la musique en sourdine, tout bas 

Trop bête, on ne sait pas, s’il sonnait 

si je n’entendais pas cette fois 

En attendant ses pas ce matin-là 
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Un soir? Un matin? Un hiver, une aube 

Un printemps qu’il choisira 

Rien, je n’en sais rien, je mets des lumières 

Les nuits au bord des chemins 
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En attendant ses bras je peins des fleurs aux portes 

Il aimera ça 

En attendant le doux temps de ses bras 
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Et je prends soin de moi, rouge à mes lèvres, à mes joues 

Pour qu’il ne voit pas 

Quand trop pâle parfois, ne surtout pas 

qu’il me surprenne comme ça 
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Il y a de l’eau fraîche et du vin 

Je ne sais pas ce qu’il choisira 

Je ne sais s’il est blond, s’il est brun 

Je ne sais s’il est grand ou pas 

Mais en entendant sa voix je saurai 

Que tous ses mots, tous, seront pour moi 

En attendant le doux temps de ses bras 
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J’y pense tout le temps à cet instant, oh quand on se reconnaîtra 

Je lui dirai c’était bien long, non, je ne lui dirai sûrement pas 

En attendant ses pas, je vis, je rêve et je respire pour ça 

En attendant juste un sens à tout ça 
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En attendant juste un sens à tout ça, tout ça 
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LES PAS 

Les pas

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Tes pas, enfants de mon silence,

Saintement, lentement placés,

Vers le lit de ma vigilance

Procèdent muets et glacés.
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Personne pure, ombre divine,

Qu’ils sont doux, tes pas retenus !

Dieux !… tous les dons que je devine

Viennent à moi sur ces pieds nus !
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Si, de tes lèvres avancées,

Tu prépares pour l’apaiser,

A l’habitant de mes pensées

La nourriture d’un baiser,
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Ne hâte pas cet acte tendre,

Douceur d’être et de n’être pas,

Car j’ai vécu de vous attendre,

Et mon coeur n’était que vos pas.
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❤️ Paul VALERY ❤️
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Extrait de Poésies – Charmes

(éd. Poésie/Gallimard)
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