Ex-Princesse

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Ex-princesse
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C’est vrai que la vie

N’a pas toujours tenu ses promesses

C’est la faute à qui ?

La faute au temps qui nous a pris de vitesse
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Nos rêves ont rétréci

Et nos désirs sont devenus plus sages

Pour payer ses crédits

On doit jouer chaque jour son personnage
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La blonde, la brune, la belle, la bonne

La barge, la bourge, la star, la nonne

La flic, la prof, même la ministre

La RMIste, la féministe
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On est toutes des ex-princesses

Dans nos déguisements de fées

Qui tournent, tournent jusqu’à l’ivresse

Pour voir nos belles robes s’envoler
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On est toutes des ex-princesses

Endormies depuis si longtemps

Qui ont encore la faiblesse

D’attendre le Prince Charmant
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Où est la petite fille

Qui était à peine plus grande que ses poupées ?

Comme une danseuse fragile

En équilibre au-dessus d’un monde en papier
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Où est la fée Clochette ?

Où s’est cachée la fiancée du pirate

Les yeux pleins de paillettes

Qui rêvait des heures devant la glace
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La blonde, la brune, la belle, la bonne

La barge, la bourge, la star, la nonne

La flic, la prof, même la ministre

La RMIste, la féministe
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On est toutes des ex-princesses

Dans nos déguisements de fées

Qui tournent, tournent jusqu’à l’ivresse

Pour voir nos belles robes s’envoler
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On est toutes des ex-princesses

Endormies depuis si longtemps

Qui ont encore la faiblesse

D’attendre le Prince Charmant
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On est toutes des ex-princesses

Dans nos déguisements de fées

Qui tournent, tournent jusqu’à l’ivresse

Pour voir nos belles robes s’envoler
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On est toutes des ex-princesses

Endormies depuis si longtemps

Qui ont encore la faiblesse

D’attendre le Prince Charmant
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En écoutant chanter la princesse …

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En écoutant chanter la princesse ***
Dans ta haute demeure 

Dont l’air est étouffant, 

De l’accent dont on pleure 

Tu chantes, douce enfant.
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Tu chantes, jeune fille. 

Ton père, c’est le roi. 

Autour de toi tout brille, 

Mais tout soupire en toi.
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Pense, mais sans rien dire ; 

Aimer t’est défendu ; 

Doux être, ton sourire 

En naissant s’est perdu.
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Tu te sens épousée 

Par une main qui sort 

Inconnue et glacée 

De cette ombre, le sort.
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Ton coeur, triste et sans ailes, 

Est dans ce gouffre noir 

A des profondeurs telles 

Que tu ne peux l’avoir.
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Tu n’es qu’altesse encore,

Tu seras majesté,

Bien qu’un reflet d’aurore

Sur ton front soit resté,
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Enfant chère aux armées, 

Déjà nous te voyons 

Dans toutes les fumées 

Et dans tous les rayons.
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Ton parrain est le pape ; 

Vierge, il t’a dit : Ave ! 

Quand tu passes, on frappe 

Des piques le pavé.
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Comme Dieu l’on t’encense ;

Toi-même as le frisson 

De la toute-puissance 

Mêlée à ta chanson.
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De vieux légionnaires 

Te gardent, fiers, soumis ; 

Et l’on voit des tonnerres 

A ta porte endormis.
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Autour de toi se creuse 

L’éclatant sort des rois. 

Tu serais plus heureuse 

Fauvette dans les bois.
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❤️ Victor Hugo ❤️
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Homme ou Femme

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Homme ou Femme ? 
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Si j’étais un homme …. ?

Les mots trépassent sous ma gomme ! 

Au plus profond de mon Âme

Je sens ne pouvoir qu’être Femme ! 
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*** Ideelle, le 24 mai 2016 ***
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