Noir et Blanc …

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Noir et blanc.
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Noir et blanc, comme s’il n’y avait que deux couleurs,

Dans le rêve et le désir de toujours aimer,

Attirance et répulsion, mélange saveurs

Des instants fugaces des amours rassasiées.
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Le besoin de toi, comme’ absence au devenir

Dans un temps sacrifié aux plaisirs du moment,

Ton grain de peau en sablier de l’avenir,

Sous la main fiévreuse, caresse d’un amant.
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Pile ou face, envers et endroit, côté des choix

Au grand jeu du hasard, quelques baisers d’amour

Ont ouvert à jamais le cours du désarroi,

Au parfum souvenir des jours du désamour.
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Avenir ou passé, le temps s’éparpille

Dans ce vide au creux du dos des nuits trop noires,

Quand nos corps chauds s’appellent, folles brindilles

Des incendies d’été en feu de mémoires.
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Tout ou rien, comme une simple permanence

De certitude, aux plis des rides de nos peaux,

Nos lèvres tiennent leurs promesses d’absence

Des brûlures des tisons sous nos oripeaux.
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Nus, sous nos costumes de chair, danseurs du vent,

Légers comme le plomb fondu de nos statues,

Nous gigotons, pantins en ficelles du temps,

Aux soubresauts du désir, au quotidien nu.
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Avec ou sans toi, la question n’existe pas,

Tant que ma main court sur le corps de ton frisson,

Que mes baisers glissent sur ton ventre, tes bras,

Tes lèvres, tes cuisses, les mots de l’unisson.
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❤️ Jean-Marc BUTTIN ❤️
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Amants des entre-temps

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Amants des entre-temps.
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Entre mes doigts devenus froids,

Les frissons du temps des amours,

Comme du sable chaud

Aux grains de peau de ce désir tenace.

Je te cherche, aux creux de l’oubli,

Dans l’ennui de mièvres jouissances.

Tes cheveux, tes lèvres, tes yeux,

Les couleurs de mon rêve.
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Entre nous, l’espace

Poursuit son extension d’univers

Du secret bleu d’un amour inachevé.

Perles en gouttes particules d’éternité d’un temps figé.

Je t’espère, aux caresses lascives,

Nos langues en silence de baisers.

Langoureuse complainte de l’impossible rupture des atomes

Sans l’explosion des amours.
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Entre-temps, le vide

Empli d’une évidence absente.

Nos caresses s’effleurent encore

Sur la surface granuleuse du désir.

Je t’emporte, aux creux de nos plis

De mémoire éphémère,

Goûter sur nos peaux d’abandon

Les nuits du plaisir.
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Entre tes cuisses,

Les parfums d’embellie.

Entre nos peaux,

Les éclairs foudroyants.

Entre-temps des plaisirs.

Entre-temps des amours.
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A s’éveiller nus, enlacés,

Au point du jour,

Amants

Des entre-temps.
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❤️ Jean-Marc BUTTIN ❤️
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