Le ventilateur au plafond…

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Le ventilateur au plafond…
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Énergie régulière pour rythme régulier…

Sans se lasser les palmes du ventilateur tournent 

[et brassent…

Discret et hypnotique ronronnement dénué de charme…

Pesanteur troublée par un étroit faisceau de lumière

Révélant la présence tournoyante de poussière…

Puis du cœur de cette ambiance on oublie tout le vacarme

De l’extérieur et elle devient comme une cuirasse

Dont insensiblement on se retrouve prisonnier…
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Ainsi va la vie battue par les palmes des habitudes…

Dans le ronron d’un train-train se passe notre quotidien…

Certains jours une lucide lumière le traverse

Porteuse de réminiscences que l’on croyait enfouies

Et qui nous ont émues et fait vibrer dans une autre vie…

Bien avant que la ‘réalité’ tombe telle une herse

Qui nous coupe du rêve décrié déclaré malsain…

Alors on rentre dans le moule habillé de solitude…
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Combien de solitudes vont sans aller en RER

Résignées et brisées par une course qu’alimentaire

Entretenue voulue par un système qui ‘pompe l’air’

Au sein d’anonymes mégalopoles inhospitalières

Où l’argent devient un carburant pour moulin à prières…
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S’ouvre la soupape du jardin secret des nostalgies

Fleuri de « Tu te souviens » « C’était bien » dénués

[de souci…

Mais quand devant le miroir on voit son regard affadi

Le temps de quelques courts instants larmoyants on réagit

Le ventilateur s’arrête et l’on se dit « Putain de vie ! »…
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❤️ Sans PLUMOT ET SA POUSSIERE ❤️
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A l’abri de leur regard

A l’abri de leur regard
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Les étoiles peuvent pâlir 
Le soleil s’éclipser 

Mon âme toujours s’éclaire 

De sa lumière éternelle. 

Je sais qu’ils titubent encore 

Dans la nuit. 

Ils tâtonnent hélas 

Mais leurs mains sèches

Ne caressent que des rêves morts. 

Croyant meilleur leur sort 

Ils ont tous abdiqué 

Seigneur sauve-les de la nuit 

La nuit douloureuse et sans fin 

Qui entrave le mouvement 

Qui aveugle le regard 

Qui alourdit la langue 

Cette nuit oppressante 

Qui nous emportera tous Inéluctablement 

Si nous ne fusionnons pas 

Nos lumières éternelles 

Qui palpitent secrètes 

Au fond de nous 

À l’abri de leur regard. 
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❤️ Rhissa Rhossey ❤️
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Un texte à méditer face à certains mensonges en cette campagne électorale.

Juste envie de partager en cette fin de journée particulière un texte plus qu’intéressant … Merci Yann 😊

Yann Brugenn

La construction européenne est née d’un désir de paix en Europe, après la Seconde Guerre mondiale, avec – entre autres choses – la réconciliation franco-allemande. Quelques esprits visionnaires avaient vu, avant les autres, la nécessité d’une Europe unie.

Dans ce texte, par des accents lyriques où il fait intervenir tout à la fois Dieu et la Providence laïque, le grand auteur y exprime ses espoirs de paix universelle, son adhésion au suffrage universel et sa foi dans la civilisation et dans le progrès… non sans naïveté. «L’ère des révolutions se ferme, l’ère des améliorations commence» nous dit l’orateur.

Quoi qu’il en soit, ce texte brosse rapidement le grand dessein pacificateur de futurs «Etats-Unis d’Europe»; envisageant même une future coopération de ceux-là avec ceux des Amériques « défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création »

Soit l’expression d’un fédéralisme intuitif et lyrique, providentialiste et mystique mais tout à la fois européen…

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C’est la boîte qui a figé le Passé …

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Photographie
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L’index de ma main droite a si souvent pressé

Sur la petite boîte à figer le passé

Ce bouton déclencheur de leviers, de bascules,

D’engrenages chercheurs, de roues… La pellicule

Lisse et glacée a eu son content de lumière.

On dit prise de vue mais la vue la première

Prend pour en garder trace une histoire du monde.

Le monde va, court, passe et que tourne la ronde !

Tant de milliers de fois mes yeux se sont posés

Sur ces soirs gris, parfois sur ces aubes rosées,

Sur ce banc, sur cette ombre écrite à l’encre bleue,

Sur ces feuilles sans nombre et tristes quand il pleut,

Sur la vieille tour où le soleil se percha,

Sur le pelage roux, noir et blanc de mes chats,

Sur la blanche campagne où il neige l’hiver,

Sur cette fille en pagne aperçue sur la mer,

Sur ces bateaux au port, sur ces îles lointaines,

Sur l’envers du décor quand on quitte la scène,

Sur cette ville immense et ses rues et ses toits,

Sur le pays de France où je vis et sur toi.

Mes yeux se sont posés tant de milliers de fois

Sur ces aubes rosées, sur ces soirs gris parfois,

Mille et mille photons pour mille et un sujets,

J’ai pressé le bouton de ce petit objet,

Et cet objet qui boit au temps toujours pressé,

C’est la petite boîte à figer le passé.
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❤️ Lionel Reynaud ❤️
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Sans …. (précautions)

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Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites
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Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.

Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.

Tout, la haine et le deuil ! – Et ne m’objectez pas 

Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas… –

Ecoutez bien ceci :
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Tête-à-tête, en pantoufle,

Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,

Vous dites à l’oreille au plus mystérieux

De vos amis de coeur, ou, si vous l’aimez mieux,

Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire, 

Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,

Un mot désagréable à quelque individu ;

Ce mot que vous croyez que l’on n’a pas entendu,

Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,

Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre !

Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.

Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,

De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;

– Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle ! –

Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera.

Il suit le quai, franchit la place, et caetera,

Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,

Et va, tout à travers un dédale de rues,

Droit chez l’individu dont vous avez parlé.

Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,

Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, 

Entre, arrive, et, railleur, regardant l’homme en face, 

Dit : – Me voilà ! je sors de la bouche d’un tel. –
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Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.
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❤ Victor Hugo ❤
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