Vent

Publicités

Ouragan

.
Vision d’orage,

J’voudrais pas qu’tu t’en ailles.

La passion comme une ombre,

Fallait que j’y succombe.

Zut, mon lacet,

Dans les ruines du vieux Rome.

A part nous, y’a personne.

Seul le tonnerre résonne,

M’emprisonne,

Tourbillone.
.

.
Comme un ouragan

Qui passait sur moi,

L’amour a tout emporté.

T’es restée, l’envie

Et l’accent d’furie

Qu’on ne peut plus arrêter.

Comme un ouragan,

La tempête en moi

A balayé le passé,

Allumé le vice.

C’est un incendie

Qu’on ne peut plus arrêter.
.

.
Vision d’image

D’un voyage qui s’achève

Comme une nuit sans rêve,

Une bataille sans trêve,

Cette nuit à Rome.

Ton absence me dévore

Et mon coeur bat trop fort.

Ai-je raison ou tort

De t’aimer tellement fort ?
.

.
Comme un ouragan

Qui passait sur moi,

L’amour a tout emporté.

T’es restée, l’envie

Et l’accent d’furie

Qu’on ne peut plus arrêter.

Comme un ouragan,

La tempête en moi

A balayé le passé,

Allumé le vice.

C’est un incendie

Qu’on ne peut plus arrêter.
.

.
Désir, trahir, maudire, rougir,

Désir, souffrir, mourir, pourquoi ?

On ne dit jamais ces choses là.

Un sentiment secret, d’accord,

Un sentiment qui hurle fort.
.

.
Comme un ouragan,

La tempête en moi

A balayé le passé,

Allumé le vice.

C’est un incendie

Qu’on ne peut plus arrêter.

Comme un ouragan

Qui passait sur moi,

L’amour a tout emporté.

T’es restée, l’envie

Et l’accent d’furie

Qu’on ne peut plus arrêter.

Comme un ouragan,

La tempête en moi…
.

.

Ouragan Nocturne

Ouragan nocturne
.

.
Le vent criait, le vent roulait ses hurlements, 

L’Océan bondissait le long de la falaise,

Et mon âme, devant ces épouvantements, 

Et ces larges flots noirs, respirait plus à l’aise.
.

.
La lune semblait folle, et courait dans les cieux, 

Illuminant la nuit dune clarté brumeuse ;

Et ce n’était au loin qu’aboiements furieux, 

Rugissements, clameurs de la mer écumeuse.
.

.
– Ô Nature éternelle, as-tu donc des douleurs ? 

Ton âme a-t-elle aussi ses heures d’agonie ? 

Et ces grands ouragans ne sont-ils pas des pleurs,

Et ces vents fous, tes cris de détresse infinie ?
.

.
Souffres-tu donc aussi, Mère qui nous a faits ? 

Et nous, sombres souvent comme tes nuits d’orage,

Inconstants, tourmentés, et comme toi mauvais, 

Nous sommes bien en tout créés à ton image.
.

.
❤️ Jean Lahor ❤️
.

.
  

Accordéon

.

.

Accordéon

.

.
Dieu que la vie est cruelle

Au musicien des ruelles

Son copain son compagnon

C’est l’accordéon

Qui c’est-y qui l’aide à vivre

A s’asseoir quand il s’enivre

C’est-y vous, c’est moi, mais non

C’est l’accordéon

Accordez, accordez

accordez donc

L’aumône à l’accordé

l’accordéon.

Ils sont comme cul et chemise

Et quand on les verbalise

Il accompagne au violon

Son accordéon

Il passe une nuit tranquille

Puis au matin il refile

Un peu d’air dans les poumons

De l’accordéon

Quand parfois il lui massacre

Ses petits boutons de nacre

Il en fauche à son veston

Pour l’accordéon

Lui, emprunte ses bretelles

Pour secourir la ficelle

Qui retient ses pantalons

En accordéon

Mais un jour par lassitude

Il laissera la solitude

Se pointer à l’horizon

De l’accordéon

Il en tirera cinquante

Centimes à la brocante

Et on fera plus attention

A l’accordéon
.

.