Francis Cabrel …. L’arbre va tomber 

.
L’arbre va tomber

Les branches salissaient les murs

Rien ne doit rester

Le monsieur veut garer sa voiture

Nous, on l’avait griff

Juste pour mettre des flches est des coeurs

Mais l’arbre va tomber

Le monde regarde ailleurs

L’arbre va tomber

Ca fera de la place au carrefour

L’homme est dcid

Et l’homme est le plus fort, toujours

C’est pas compliqu

Ca va pas lui prendre longtemps

Tout faire dgringoler

L’arbre avec les oiseaux dedans !

Y’avait pourtant tellement de gens

Qui s’y abritaient

Et tellement qui s’y abritent encore

Toujours sur nous pench

Quand les averses tombaient

Une vie d’arbre coucher dehors

L’arbre va tomber

L’homme veut mesurer sa force

Et l’homme est dcid

La lame est dj sur l’corce

Y’avait pourtant tellement de gens

Qui s’y abritaient

Et tellement qui s’y abritent encore

Toujours sur nous pench

Quand les averses tombaient

Une vie d’arbre coucher dehors

L’arbre va tomber

On se le partage dj

Y’a rien regretter

C’tait juste un morceau de bois

Un bout de fort

Avanc trop prs des maisons

Et pendant qu’on parlait

L’arbre est tomb pour de bon !

Y’avait pourtant tellement de gens

Qui s’y abritaient

Et toutes ces nuits d’hiver

Quand les averses tombaient

T’as d en voir passer des cortges de paums

Des orages, des mtores

Et toutes ces nuits d’hiver

Quand les averses tombaient

Une vie d’arbre coucher dehors

A perdre le nord

A coucher dehors
.

.

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3 commentaires sur “Francis Cabrel …. L’arbre va tomber 

  1. loisobleu dit :

    A reblogué ceci sur Niala – Loisobleuet a ajouté:
    Aussi forte que l’arbre debout cette chanson là.
    Un verger
    Un arbre à cabane
    Une branche à V l’Ô
    Flotté peau contre peau

    N-L
    23/02/16
    Un boi

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  2. loisobleu dit :

    L’ARBRE

    Cet arbre et son frémissement
    forêt sombre d’appels,
    de cris,
    mange le cœur obscur de la nuit.

    Vinaigre et lait, le ciel, la mer,
    la masse épaisse du firmament,
    tout conspire à ce tremblement,
    qui gîte au cœur épais de l’ombre.

    Un cœur qui crève, un astre dur
    qui se dédouble et fuse au ciel,
    le ciel limpide qui se fend
    à l’appel du soleil sonnant,
    font le même bruit, font le même bruit,
    que la nuit et l’arbre au centre du vent.

    Antonin Artaud (Extrait de « L’ombilic des limbes »)

    J'aime

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