Secret ….

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Secret de la Jeunesse Eternelle …

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S’échouer sur une plage …

Femme-Coquillage

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S’échouer sur une plage

Telle une femme coquillage

Faire l’Amour avec le vent

Et laisser s’échapper le temps

Fermer les yeux et écouter

Mourir les vagues à ses côtés

A l’aube d’un jour qui se leve

Peindre sa vie couleur de rêve …

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❤️ Annie K. Barbier ❤️

(https://unamourdeplumeblog.wordpress.com/mes-amis-auteurs/annie-barbier )

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[ Aquarelle « Femme Coquillage » de Dominique Serusier ]

( http://aquarelles-serusier-dominique.over-blog.com/article-femme-coquillage-102775882.html )

Le Journal d’Anne Frank

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Le 15 juin 1944

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A plusieurs reprises déjà, une des nombreuses questions que je me pose est venue tourmenter mes pensées, pourquoi par le passé, et souvent aussi maintenant, la femme a-t-elle occupé une place beaucoup moins importante que l’homme dans la société ? Tout le monde peut dire que c’est injuste mais cela ne me satisfait pas, j’aimerais tant connaître la cause de cette grande injustice !

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On peut concevoir que l’homme, grâce à sa plus grande force physique, a depuis le départ exercé sa domination sur la femme ; l’homme gagne sa vie, l’homme engendre les enfants, l’homme a le droit de tout faire… Il faut dire que les femmes sont idiotes de s’être tranquillement laissé imposer cette règle jusqu’à récemment car plus celle-ci se perpétue à travers les siècles, plus elle s’enracine.

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Heureusement, les femmes ont quelque peu ouvert les yeux grâce à l’école, au travail et au développement. Dans beaucoup de pays, les femmes ont obtenu l’égalité des droits ; beaucoup de gens, des femmes surtout mais aussi des hommes, s’aperçoivent maintenant à quel point cette division du monde, en place depuis si longtemps, était injuste, et les femmes modernes exigent des droits pour parvenir à une indépendance totale !

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Mais cela ne suffit pas, le respect de la femme, voilà ce qu’on attend encore ! De manière générale, dans toutes les parties du globe, l’homme suscite l’admiration ; pourquoi la femme n’a-t-elle pas le droit de bénéficier, en priorité, d’une part de cette admiration ? […]

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Je ne veux absolument pas dire que les femmes doivent s’opposer à mettre des enfants au monde, au contraire, la nature est ainsi faite et c’est sans doute très bien comme cela. Je condamne simplement les hommes et tout le fonctionnement du monde, qui n’ont jamais voulu prendre conscience du rôle important, difficile mais en fin de compte magnifique, lui aussi, que joue la femme dans la société. […]

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Je pense que la conception selon laquelle la femme a le devoir de mettre les enfants au monde se modifiera au cours du prochain siècle et fera place à du respect et de l’admiration pour celle qui, sans renâcler et sans faire de grandes phrases, prend de tels fardeaux sur ses épaules.

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❤️ Anne Frank ❤️

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Dimensions du Regard

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Dimensions du Regard
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Chaque regard est le point final

que l’homme met à sa solitude
et il est impossible d’aller au-delà sans rencontrer
l’épaisseur de mille vies dont une est à peine vécue.

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Le ciel est un peu de buée sur la fenêtre

au milieu de laquelle on s’égare comme en pleine mer.

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Adossé à l’ombre comme à un contrefort,

on voit les maisons couler de toutes leurs voilures.

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Il suffît qu’on reconnaisse son visage dans les vitres pour que le monde redevienne la place où le couchant se lisse comme un grand oiseau et où les femmes sont les seules choses qu’on peut tenir contre soi.
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Mais la plupart des jours sont des jours perdus

qui portent une date comme un soldat son matricule

et ils font du passé où ils reculent
la foule anonyme qui accompagne l’homme à sa mort.

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Reposant sur le socle des toits,

le bleu de l’air reste à l’avant du ciel.
Il touche parfois la terre
dans le regard des nouveau-nés.

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L’existence n’a pas de rebord.

Elle donne à même le vide
et nombreux sont ceux qui en tombent
sans avoir le temps de voir d’où vient le soleil.

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Les paysages sont tout seuls dans la verdure et la clarté loin des villes que l’homme ne peut quitter parce que ses pas sont inscrits d’avance dans toutes les rues où sa statue bouge.
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Sa vie tâtonne dans un tunnel au flanc duquel des visages de femmes posent une lueur vite dépassée par l’ombre qui recouvre en lui toutes les sources du jour
L’espace naît d’un seul calice de fleur ou même d’une paume mal fermée.

D’un regard, on peut lancer la rivière jusqu’au pont des villes.

Pour remettre la lumière dans le monde,
le matin donne des coups de hache aux fenêtres
et la plaine recommence à tourner comme un disque
entre les bords enfin visibles de l’horizon.

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En se dressant au milieu de leur sommeil, les hommes brisent la plus dure des roches.

Ils ploient encore quelques instants avant de se mesurer au géant du jour.
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Et c’est le même fruit d’air partagé entre toutes les bouches qui sont en pleine terre les seuls îlots où le soleil prend la forme d’une parole.
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Pour éveiller la ville d’entre les pierres le matin se fait fleuve dans ses rues

et un oiseau de clarté va battre des ailes contre les fenêtres qui disputent la nuit au jour.
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Les siècles qui s’abritent dans les murs installent partout des bancs d’ombre où l’on peut s’asseoir toute une vie avec un visage que le soleil n’atteindra jamais en entier.
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Les semences ne font pas de détours

pour passer entre les doigts de la terre
mais l’homme a besoin d’années pour découvrir
un seul plant de joie sur sa route.

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II ne frappe pas le sol en marchant parce que rien ne peut naître de ses pas que le corps vers lequel il est toujours rejeté comme un vaisseau dans le fond de la mer.
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A la même heure dans toutes les villes

les femmes s’abreuvent longuement aux vitrines.

Elles ont du soleil jusqu’au fond de la gorge
avec des dents toujours plantées comme en plein fruit.

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Elles sont pour les sens le seul objet
sur lequel ils s’exercent complètement.
C’est contre elles que la caresse perd son ombre,
que le corps de l’homme recouvre ses vraies dimensions.

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Les passants entrent dans leur regard sans y rester plus longtemps qu’une forêt dans l’averse.
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On les devine blanches sous leurs robes comme les plantes vivant loin du jour et elles peuvent ensoleiller toute une chambre avec la seule clarté qui monte de leurs jambes.
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Il y a un toit de soleil sur les forêts qui marquent le pas à l’horizon avec des arbres retenant contre eux le silencieux éboulement de la lumière.
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Le printemps s’enfonce très loin entre les pierres déchirées comme des draps et il avance de l’une à l’autre en rejetant derrière lui ses mèches de verdure.
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Toute la verrerie du vent peut sans mal tomber dans les feuilles ou même dans l’herbe.

Les oiseaux sont maintenant là pour la remonter intacte dans l’espace.
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Et le soir quand l’air est sans un geste et que la ville n’est plus qu’une montagne tronquée il reste sur les champs la hauteur de la paix enfin contenue entre mille villages.
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❤️ Lucien Becker ❤️
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