Ouragan Nocturne

Ouragan nocturne
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Le vent criait, le vent roulait ses hurlements, 

L’Océan bondissait le long de la falaise,

Et mon âme, devant ces épouvantements, 

Et ces larges flots noirs, respirait plus à l’aise.
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La lune semblait folle, et courait dans les cieux, 

Illuminant la nuit dune clarté brumeuse ;

Et ce n’était au loin qu’aboiements furieux, 

Rugissements, clameurs de la mer écumeuse.
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– Ô Nature éternelle, as-tu donc des douleurs ? 

Ton âme a-t-elle aussi ses heures d’agonie ? 

Et ces grands ouragans ne sont-ils pas des pleurs,

Et ces vents fous, tes cris de détresse infinie ?
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Souffres-tu donc aussi, Mère qui nous a faits ? 

Et nous, sombres souvent comme tes nuits d’orage,

Inconstants, tourmentés, et comme toi mauvais, 

Nous sommes bien en tout créés à ton image.
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❤️ Jean Lahor ❤️
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