Je n’ai que mon Ame … 

.

.
Puisqu’il faut dire, puisqu’il faut parler de soi

Puisque ton cœur ne brûle plus comme autrefois

Même si l’amour, je crois, ne se dit pas

Mais puisqu’il faut parler alors écoute-moi
.

.
Mais je n’ai que mon âme

Pour te parler de moi

Oh juste mon âme

Mon âme et ma voix

Si fragiles flammes

Au bout de mes doigts

Dérisoires armes

Pour parler de moi
.

.
Même si tu dis que je fais partie de toi

Que notre histoire nous suivra pas à pas

Je sais tellement que l’amour a ses lois

S’il faut le sauver alors écoute-moi
.

.
Mais je n’ai que mon âme

Pour te parler de moi

Oh juste mon âme

Mon âme et ma voix

Et mon corps qui s’enflamme

Au son de ta voix

Je ne suis qu’une femme

Qui t’aime tout bas
.

.
Mais que Dieu me damne

Si j’oublie ma voie

Que la vie me condamne

Si tu n’es plus ma loi

Et s’éteint cette flamme

Qui brûle pour toi

Je n’ai que mon âme

Pour parler de moi

Je n’ai que mon âme

Pour parler de moi
.

.

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11 commentaires sur “Je n’ai que mon Ame … 

  1. loisobleu dit :

    Ton âme suit sa voie
    En travers
    Ce chemin !

    ❤️💋❤️
    N-L 23/05/16

    Aimé par 1 personne

  2. Georges 2679 dit :

    Belle chanson de Natascha St Pier.
    Bonne journée
    Bises

    Aimé par 1 personne

  3. loisobleu dit :

    Perdu,ventre déchiré, il regarde, renversé par son image lâchée, le visage jeté à la foule. Et se cherche là.
    N-L

    Aimé par 1 personne

    • ideelle dit :

      Certainement pas !! Rien n’est jeté à la foule, ce n’est qu’un argument !!

      Aimé par 1 personne

      • loisobleu dit :

        La marche à l’amour

        Tu as les yeux pers des champs de rosées
        tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière
        la douceur du fond des brises au mois de mai
        dans les accompagnements de ma vie en friche
        avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif
        moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
        moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir
        la tête en bas comme un bison dans son destin
        la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou
        pour la conjuration de mes manitous maléfiques
        moi qui ai des yeux où ciel et mer s’influencent
        pour la réverbération de ta mort lointaine
        avec cette tache errante de chevreuil que tu as

        tu viendras tout ensoleillée d’existence
        la bouche envahie par la fraîcheur des herbes
        le corps mûri par les jardins oubliés
        où tes seins sont devenus des envoûtements
        tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras
        où tu changes comme les saisons
        je te prendrai marcheur d’un pays d’haleine
        à bout de misères et à bout de démesures
        je veux te faire aimer la vie notre vie
        t’aimer fou de racines à feuilles et grave
        de jour en jour à travers nuits et gués
        de moellons nos vertus silencieuses
        je finirai bien par te rencontrer quelque part
        bon dieu!
        et contre tout ce qui me rend absent et douloureux
        par le mince regard qui me reste au fond du froid
        j’affirme ô mon amour que tu existes
        je corrige notre vie

        nous n’irons plus mourir de langueur
        à des milles de distance dans nos rêves bourrasques
        des filets de sang dans la soif craquelée de nos lèvres
        les épaules baignées de vols de mouettes
        non
        j’irai te chercher nous vivrons sur la terre
        la détresse n’est pas incurable qui fait de moi
        une épave de dérision, un ballon d’indécence
        un pitre aux larmes d’étincelles et de lésions
        profondes
        frappe l’air et le feu de mes soifs
        coule-moi dans tes mains de ciel de soie
        la tête la première pour ne plus revenir
        si ce n’est pour remonter debout à ton flanc
        nouveau venu de l’amour du monde
        constelle-moi de ton corps de voie lactée
        même si j’ai fait de ma vie dans un plongeon
        une sorte de marais, une espèce de rage noire
        si je fus cabotin, concasseur de désespoir
        j’ai quand même idée farouche
        de t’aimer pour ta pureté
        de t’aimer pour une tendresse que je n’ai pas connue
        dans les giboulées d’étoiles de mon ciel
        l’éclair s’épanouit dans ma chair
        je passe les poings durs au vent
        j’ai un coeur de mille chevaux-vapeur
        j’ai un coeur comme la flamme d’une chandelle
        toi tu as la tête d’abîme douce n’est-ce pas
        la nuit de saule dans tes cheveux
        un visage enneigé de hasards et de fruits
        un regard entretenu de sources cachées
        et mille chants d’insectes dans tes veines
        et mille pluies de pétales dans tes caresses

        tu es mon amour
        ma clameur mon bramement
        tu es mon amour ma ceinture fléchée d’univers
        ma danse carrée des quatre coins d’horizon
        le rouet des écheveaux de mon espoir
        tu es ma réconciliation batailleuse
        mon murmure de jours à mes cils d’abeille
        mon eau bleue de fenêtre
        dans les hauts vols de buildings
        mon amour
        de fontaines de haies de ronds-points de fleurs
        tu es ma chance ouverte et mon encerclement
        à cause de toi
        mon courage est un sapin toujours vert
        et j’ai du chiendent d’achigan plein l’âme
        tu es belle de tout l’avenir épargné
        d’une frêle beauté soleilleuse contre l’ombre
        ouvre-moi tes bras que j’entre au port
        et mon corps d’amoureux viendra rouler
        sur les talus du mont Royal
        orignal, quand tu brames orignal
        coule-moi dans ta plainte osseuse
        fais-moi passer tout cabré tout empanaché
        dans ton appel et ta détermination

        Montréal est grand comme un désordre universel
        tu es assise quelque part avec l’ombre et ton coeur
        ton regard vient luire sur le sommeil des colombes
        fille dont le visage est ma route aux réverbères
        quand je plonge dans les nuits de sources
        si jamais je te rencontre fille
        après les femmes de la soif glacée
        je pleurerai te consolerai
        de tes jours sans pluies et sans quenouilles
        des circonstances de l’amour dénoué
        j’allumerai chez toi les phares de la douceur
        nous nous reposerons dans la lumière
        de toutes les mers en fleurs de manne
        puis je jetterai dans ton corps le vent de mon sang
        tu seras heureuse fille heureuse
        d’être la femme que tu es dans mes bras
        le monde entier sera changé en toi et moi

        la marche à l’amour s’ébruite en un voilier
        de pas voletant par les lacs de portage
        mes absolus poings
        ah violence de délices et d’aval
        j’aime
        que j’aime
        que tu t’avances
        ma ravie
        frileuse aux pieds nus sur les frimas de l’aube
        par ce temps profus d’épilobes en beauté
        sur ces grèves où l’été
        pleuvent en longues flammèches les cris des pluviers
        harmonica du monde lorsque tu passes et cèdes
        ton corps tiède de pruche à mes bras pagayeurs
        lorsque nous gisons fleurant la lumière incendiée
        et qu’en tangage de moisson ourlée de brises
        je me déploie sur ta fraîche chaleur de cigale
        je roule en toi
        tous les saguenays d’eau noire de ma vie
        je fais naître en toi
        les frénésies de frayères au fond du coeur d’outaouais
        puis le cri de l’engoulevent vient s’abattre dans ta
        gorge
        terre meuble de l’amour ton corps
        se soulève en tiges pêle-mêle
        je suis au centre du monde tel qu’il gronde en moi
        avec la rumeur de mon âme dans tous les coins
        je vais jusqu’au bout des comètes de mon sang
        haletant
        harcelé de néant
        et dynamité
        de petites apocalypses
        les deux mains dans les furies dans les féeries
        ô mains
        ô poings
        comme des cogneurs de folles tendresses
        mais que tu m’aimes et si tu m’aimes
        s’exhalera le froid natal de mes poumons
        le sang tournera ô grand cirque
        je sais que tout mon amour
        sera retourné comme un jardin détruit
        qu’importe je serai toujours si je suis seul
        cet homme de lisière à bramer ton nom
        éperdument malheureux parmi les pluies de trèfles
        mon amour ô ma plainte
        de merle-chat dans la nuit buissonneuse
        ô fou feu froid de la neige
        beau sexe léger ô ma neige
        mon amour d’éclairs lapidée
        morte
        dans le froid des plus lointaines flammes

        puis les années m’emportent sens dessus dessous
        je m’en vais en délabre au bout de mon rouleau
        des voix murmurent les récits de ton domaine
        à part moi je me parle
        que vais-je devenir dans ma force fracassée
        ma force noire du bout de mes montagnes
        pour te voir à jamais je déporte mon regard
        je me tiens aux écoutes des sirènes
        dans la longue nuit effilée du clocher de
        Saint-Jacques
        et parmi ces bouts de temps qui halètent
        me voici de nouveau campé dans ta légende
        tes grands yeux qui voient beaucoup de cortèges
        les chevaux de bois de tes rires
        tes yeux de paille et d’or
        seront toujours au fond de mon coeur
        et ils traverseront les siècles

        je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi
        lentement je m’affale de tout mon long dans l’âme
        je marche à toi, je titube à toi, je bois
        à la gourde vide du sens de la vie
        à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
        à ces taloches de vent sans queue et sans tête
        je n’ai plus de visage pour l’amour
        je n’ai plus de visage pour rien de rien
        parfois je m’assois par pitié de moi
        j’ouvre mes bras à la croix des sommeils
        mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
        avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus
        je n’attends pas à demain je t’attends
        je n’attends pas la fin du monde je t’attends
        dégagé de la fausse auréole de ma vie

        Gaston Miron (L’homme rapaillé)

        Aimé par 1 personne

      • ideelle dit :

        Oh Merci ! Merci ! ❤️

        Aimé par 1 personne

      • loisobleu dit :

        A peine voilée
        ta révolution point
        qui
        en levant la pâte au pétrin
        m’annonce la venue de ma Mie
        A la cabane où j’arrive à l’instant
        je te vois debout sur le seuil
        Te dire la joie
        ne suffirait pas à clamer
        l’aile émoi
        qui sang joint !!!

        C+B+B+C
        N-L – 25/05/16

        Aimé par 1 personne

      • ideelle dit :

        ❤️😘❤️

        Aimé par 1 personne

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