Coquille (2)

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Coquille :

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Coquille … d’Escargot !

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L’escargot

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Retiré dans mon antre je vis comme un ermite

Pensant en philosophe je me nourris de vert,

Et méditant aux causes profondes de l’univers,

Je construis ma demeure autour de mes écrits.

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Pour mâcher des salades ou réciter des vers

J’allonge mes antennes et sors de ma coquille

Je chemine lentement sur les chemins de terre

Quand tout va de travers je ferme l’écoutille

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Rentré dans ma coquille comme dans un lit de plumes

Je suis dans mon nuage je construis des images

Je me crois sur la mer comme dans un cargo

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Comme la lune qui brille au milieu des étoiles

Je laisse dans mon sillage une traînée d’argent

Et je bave quelque fois comme la mer écume

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❤️ Alain HANNECART ❤️

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Deux « Ils » deux « Elles »

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Comme un ciel d’hiver

À ses éclairs s’abandonne

Comme un grand tonnerre

Meurt dès qu’il raisonne

Comme une source claire

S’ouvre à la mer et puis fusionne

Comme un bout de chair

Fais de nous des hommes

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Lorsque deux « ils » se touchent

Tous nos sens se souviennent

Qu’un baiser fait de deux êtres

Deux âmes liées presque éternelles

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Lorsque deux « elles » se touchent

Tout en douceur et belles

À l’évidence que l’amour

Fait cette fois toute la différence

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Comme inséparables

Sont racines dans ces arbres

Grands vents et tempêtes

Persifflent et s’entêtent

Caravanes passent

Aboient les chiens de guerre lasse

Livrer le secret et la haine se déplace

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Lorsque deux « ils » se touchent

Tous nos sens se souviennent

Qu’un baiser fait de deux êtres

Deux âmes liées presque éternelles

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Lorsque deux « elles » se touchent

Tout en douceur et belles

À l’évidence que l’amour

Fait cette fois toute la différence

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Lorsque deux « elles » se touchent

Tout en douceur et belles

À l’évidence que l’amour

Fait cette fois toute la différence

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Âmes jumelles sont immortelles

Bien au-delà d’ils ou elles

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A une aimée …

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A une aimée

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Il goûte le bonheur que connaissent les dieux
Celui qui peut auprès de toi
Se tenir et te regarder,
Celui qui peut goûter la douceur de ta voix,

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Celui que peut toucher la magie de ton rire,
Mais moi, ce rire, je le sais,
il fait fondre mon coeur en moi.

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Ah ! moi, sais-tu, si je te vois,
Fût-ce une seconde aussi brève,
Tout à coup alors sur mes lèvres,
Expire sans force ma joie.

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Ma langue est là comme brisée,
Et soudain, au coeur de ma chair,
Un feu invisible a glissé.
Mes yeux ne voient plus rien de clair,
A mon oreille un bruit a bourdonné.

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Je suis de sueur inondée,
Tout mon corps se met à trembler,
Je deviens plus verte que l’herbe,
Et presque rien ne manque encore
Pour me sentir comme une morte.

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❤️ SAPPHO ❤️

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