Elle attend (2)

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Elle Attend – Jean Jacques Goldman
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Elle attend que le monde change 

Elle attend que changent les temps 

Elle attend que ce monde étrange 

Se perde et que tournent les vents 

Inexorablement, elle attend 
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Elle attend que l’horizon bouge 

Elle attend que changent les gens 

Elle attend comme un coup de foudre 

Le règne des anges innocents 

Inexorablement, elle attend 
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Elle attend que la grande roue tourne 

Tournent les aiguilles du temps 

Elle attend sans se résoudre 

En frottant ses couverts en argent 

Inexorablement, elle attend 
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Et elle regarde des images 

Et lit des histoires d’avant 

D’honneur et de grands équipages 
Où les bons sont habillés de blanc 

Et elle s’invente des voyages 

Entre un fauteuil et un divan 

D’eau de rose et de passion sage 

Aussi purs que ces vieux romans 

Aussi grands que celui qu’elle attend
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19 commentaires sur “Elle attend (2)

  1. marie dit :

    Bonjour, très jolie chanson, j’aime beaucoup ce chanteur. bisous et bonne fin de journée MTH

    Aimé par 1 personne

  2. Farid Abidi dit :

    Merci , j’aime beaucoup cette chanson !

    Aimé par 1 personne

  3. loisobleu dit :

    Pourquoi ne s’en vanterait-elle pas
    de l’attendre
    si aile sait la branche
    de quel arbre
    il est ?
    N-L – 24/06/17

    Aimé par 1 personne

    • loisobleu dit :

      Une femme m’attend

      Une femme m’attend, elle contient tout, rien n’y manque;
      Mais tout manquerait, si le sexe n’y était pas, et si pas la sève de l’homme qu’il faut.

      Le sexe contient tout,
      Corps, âmes, Idées, preuves, puretés, délicatesses, fins, diffusions,
      Chants, commandements, santé, orgueil, le mystère de la maternité, le lait séminal,
      Tous espoirs, bienfaisances, dispensations,
      Toutes passions, amours, beautés, délices de la terre,
      Tous gouvernements, juges, dieux, conducteurs de la terre,
      C’est dans le sexe, comme autant de facultés du sexe, et toutes ses raisons d’être.

      Sans douté, l’homme, tel que je l’aime, sait et avoue les délices de son sexe,
      Sans doute, la femme, telle que je l’aime, sait et avoue les délices du sien.

      Ainsi, je n’ai que faire des femmes insensibles,
      Je veux aller avec celle qui m’attend, avec ces femmes qui ont le sang chaud et peuvent me faire face,
      Je vois qu’elles me comprennent et ne se détournent pas.
      Je vois qu’elles sont dignes de moi. C’est de ces femmes que je veux être le solide époux.

      Elles ne sont pas moins que moi, en rien;
      Elles ont la face tannée par les soleils radieux et les vents qui passent,
      Leur chair a la vieille souplesse divine, le bon vieux ressort divin;
      Elles savent nager, ramer, monter à cheval, lutter, chasser, courir, frapper, fuir et attaquer, résister, se défendre.
      Elles sont extrêmes dans leur légitimité, – elles sont calmes, limpides, en parfaite possession d’elles-mêmes.

      Je t’attire à moi, femme.
      Je ne puis te laisser passer, je voudrais te faire un bien;
      Je suis pour toi et tu es pour moi, non seulement pour l’amour de nous, mais pour l’amour d’autres encore,
      En toi dorment de plus grands héros, de plus grands bardes.
      Et ils refusent d’être éveillés par un autre homme que moi.

      C’est moi, femme, je vois mon chemin;
      Je suis austère, âpre, immense, inébranlable, mais je t’aime;
      Allons, je ne te blesse pas plus qu’il ne te faut,
      Je verse l’essence qui engendrera des garçons et des filles dignes de ces Etats-Unis; j’y vais d’un muscle rude et attentionné,
      Et je m’enlace bien efficacement, et je n’écoute nulles supplications,
      Et je ne puis me retirer avant d’avoir déposé ce qui s’est accumulé si longuement en moi.

      A travers toi je lâche les fleuves endigués de mon être,
      En toi je dépose un millier d’ans en avant,
      Sur toi je greffe le plus cher de moi et de l’Amérique,
      Les gouttes que je distille en toi grandiront en chaudes et puissantes filles, en artistes de demain, musiciens, bardes;
      Les enfants que j’engendre en toi engendreront à leur tour,
      Je demande que des hommes parfaits, des femmes parfaites sortent de mes frais amoureux;
      Je les attends, qu’ils s’accouplent un jour avec d’autres, comme nous accouplons à cette heure,
      Je compte sur les fruits de leurs arrosements jaillissants, comme je compte sur les fruits des arrosements jaillissants que je donne en cette heure.
      Et je surveillerai les moissons d’amour, naissance, vie, mort, immortalité, que je sème en cette heure, si amoureusement.

      Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)

      Quelle autre réponse pourrais-je t’adresser pour se joindre aux niveaux élevés de ton attente ? Je ne vois que celle-i qui soit idoine, en osmose avec ce que tu tiens dedans ton creux : ta vibration intime.

      C+B+C+B+C
      N-L – 24/06/17

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  4. Je lui souhaite de tout coeur la paix de l’âme ….magnifique chanson

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  5. Farid Abidi dit :

    Voici une autre chanson que j’aime beaucoup , qui m’a beaucoup soulagé quand j’avais le plus grand chagrin de ma vie.

    Avec le temps…
    Avec le temps va tout s’en va
    On oublie le visage et l’on oublie la voix
    Le cœur quand ça bat plus c’est pas la peine’ d’aller
    Chercher plus loin faut laisser faire et c’est très bien
    Avec le temps…
    Avec le temps va tout s’en va
    L’autre qu’on adorait qu’on cherchait sous la pluie
    L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
    Entre les mots entre les lignes et sous le fard
    D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
    Avec le temps tout s’évanouit

    Avec le temps…
    Avec le temps va tout s’en va
    Même les plus chouettes souvenirs ça t’as un’ de ces gueules
    A la Gal’rie je farfouille dans les rayons d’ la mort
    Le samedi soir quand la tendresse s’en va tout’ seule
    Avec le temps…
    Avec le temps va tout s’en va

    L’autre à qui l’on croyait pour un rhum’ pour un rien
    L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
    Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
    Devant quoi l’on s’ traînait comme traînent les chiens
    Avec le temps va tout va bien

    Avec le temps…
    Avec le temps va tout s’en va
    On oublie les passions et l’on oublie les voix
    Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
    Ne rentre pas trop tard surtout ne prend pas froid
    Avec le temps…
    Avec le temps va tout s’en va
    Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
    Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
    Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
    Et l’on se sent floué par les années perdues

    Alors vraiment
    Avec le temps … on n’aime plus.

    Aimé par 1 personne

  6. Très beau titre de Goldman, mais, il y a un mais, faut-il mieux être spectateur de sa vie ou en être l’acteur ? 😉
    Très bon dimanche ideelle !
    🙂

    Aimé par 1 personne

    • ideelle dit :

      Très bonne question 😊 Acteur sans l’ombre d’une hésitation mais, parce que là aussi il y a un mais 😉, il faut aussi savoir être spectateur pour ne pas faire n’importe quoi … de temps à autre une (« méchante ») introspection est nécessaire ….

      Aimé par 2 people

      • loisobleu dit :

        « L’important n’est pas ce qu’on fait de nous,
        mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous ».
        Jean-Paul Sartre

        Rien de nous peut être changé si nous ne nous asseyons pas devant notre scène pour regarder et comprendre notre théâtre. Alors nous pouvons entrer dans notre atelier pour refaire ce qui demande changement. Nous sommes donc spectateur et acteur.
        N-L

        Aimé par 1 personne

  7. Trigwen dit :

    Je suis un inconditionnel de Jean Jacques Goldman que je considère comme un des meilleurs auteurs-compositeurs interprètes de ces 40 dernières années.
    Un artiste dont les chansons, dont celle-ci, ont toujours un sens profond et parle de la situation de certaines personnes.
    Je ne regrette qu’une chose : que Goldman ait arrêté d’enregistrer comme s’il avait totalement oublié ces millions de gens qui l’aiment et qui ont fait sa gloire et sa richesse.Un manque total de reconnaissance pour son public et une certaine ingratitude vis-à-vis de ceux qui attendent impatiemment son retour.
    Cette chanson « Elle attend » raconte fort bien et décrit avec précision l’attitude de celles et ceux qui attendent quelque chose sans jamais agir, sans jamais chercher à provoquer la venue de ce qu’ils attendent.
    Le portrait des gens qui sont avant tout des spectateurs passifs de leur vie mais ne savent pas en être les acteurs pour la faire changer.

    Aimé par 1 personne

    • ideelle dit :

      Je ne parlerais pas d’ingratitude, il nous laisse tellement de messages forts ….

      Je pense que durer pour durer, ce serait ça l’ingratitude envers son public …. il faut juste savoir donner avec envie, c’est la seule vraie valeur du don.

      Je crois à l’inverse de Toi qu’il a fait le bon choix, celui de l’honnêteté. Celui de ne pas profiter de son public.

      Merci à Toi Yann, j’aime beaucoup nos échanges, ils sont l’essence même de ce que j’attendais en bloggant, des échanges enrichissants, constructifs, loin de ce que l’on trouve sur d’autres réseaux sociaux, qui eux nous tirent vers le bas … Encore Merci 🙏🏻

      Aimé par 1 personne

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