Des panneaux immenses

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Des panneaux immenses
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Ils ont fermé les issues

Bouché les tunnels

Barré l’entrée des rues
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Ils ont planté partout

Des panneaux immenses
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Interdiction de circuler

De stationner

De s’arrêter
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Hôpital silence

Portes closes sur l’espoir
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Ne pas parler au conducteur
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Aux oubliettes les délires

L’heure c’est l’heure

Mort aux retardataires
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Défense d’uriner

Défense de fumer

Défense de boire

Ne respirer 

Que d’un seul poumon
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Éviter de franchir

La ligne d’horizon
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❤️ Jacques Herman ❤️
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8 commentaires sur “Des panneaux immenses

  1. Trigwen dit :

    Un bon écrit qui est tout à fait à l’image de ce que beaucoup d’entre nous, tout comme moi, pensent : depuis plus d’une trentaine d’années, ces messieurs qui devraient gouverner le pays et le gérer, préfèrent gérer et s’ingérer dans nos vie en nous prodiguant leurs « bons » conseil » : ne pas fumer, ne pas dépasser 130 kms/heures sur autoroute, ne pas manger gras, manger 5 fruits et légumes par jour, ne pas boire plus de deux verres d’alcool par repas et j’en passe ….
    A défaut de bien gérer notre pays et comme ils en sont incapables, ils veulent gérer notre vie même privée en faisant même de l’ingérence.
    Les bons plaisirs de la vie sont quasiment interdits ! A quand l’interdiction de vivre ?

    Aimé par 1 personne

  2. Trigwen dit :

    Comme quoi, sous la poussée de certaines associations conservatrices, des associations à influence religieuse, des bien-pensants rétrogrades et de certaines minorités réactionnaires, le retour de l’ordre moral.
    Lui qui était était en vigueur et si puissant dans les années 50 à 70 est bien présent et cause à nouveau des dégâts dans notre façon de vivre.
    A quand l’interdiction de la minijupe, du décolleté, du bikini, des cheveux longs et l’obligation de l’uniforme à l’école et au lycée ?

    Aimé par 1 personne

  3. loisobleu dit :

    LETTRE D’A. RIMBAUD à Georges IZAMBARD

    Cher Monsieur !

    Vous revoilà professeur. On se doit à la Société, m’avez-vous dit ; vous faites partie des corps enseignants : vous roulez dans la bonne ornière. — Moi aussi, je suis le principe : je me fais cyniquement entretenir ; je déterre d’anciens imbéciles de collège : tout ce que je puis inventer de bête, de sale, de mauvais, en action et en parole, je le leur livre : on me paie en bocks et en filles. Stat mater dolorosa, dum pendet filius. — je me dois à la Société, c’est juste, — et j’ai raison. — Vous aussi, vous avez raison, pour aujourd’hui. Au fond, vous ne voyez en votre principe que poésie subjective : votre obstination à regagner le râtelier universitaire, — pardon ! — le prouve ! Mais vous finirez toujours comme un satisfait qui n’a rien fait, n’ayant rien voulu faire. Sans compter que votre poésie subjective sera toujours horriblement fadasse. Un jour, j’espère, — bien d’autres espèrent la même chose, — je verrai dans votre principe la poésie objective, je la verrai plus sincèrement que vous ne le feriez ! — je serai un travailleur : c’est l’idée qui me retient, quand les colères folles me poussent vers la bataille de Paris — où tant de travailleurs meurent pourtant encore tandis que je vous écris ! Travailler maintenant, jamais, jamais ; je suis en grève.

    Maintenant, je m’encrapule le plus possible. Pourquoi ? je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant : vous ne comprendrez pas du tout, et je ne saurais presque vous expliquer. Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète. Ce n’est pas du tout ma faute. C’est faux de dire : je pense : on devrait dire : On me pense. — Pardon du jeu de mots. —

    Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et Nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu’ils ignorent tout à fait !

    Vous n’êtes pas Enseignant pour moi. je vous donne ceci : est-ce de la satire, comme vous diriez ? Est-ce de la poésie ? C’est de la fantaisie, toujours. — Mais, je vous en supplie, ne soulignez ni du crayon, ni — trop — de la pensée :

    LE CŒUR SUPPLICIÉ
    Mon triste cœur bave à la poupe…
    Mon cœur est plein de caporal !
    Ils y lancent des jets de soupe,
    Mon triste cœur bave à la poupe…
    Sous les quolibets de la troupe
    Qui lance un rire général,
    Mon triste cœur bave à la poupe,
    Mon cœur est plein de caporal !
    Ithyphalliques et pioupiesques,
    Leurs insultes l’ont dépravé ;
    À la vesprée, ils font des fresques
    Ithyphalliques et pioupiesques,
    Ô flots abracadabrantesques,
    Prenez mon cœur, qu’il soit sauvé !
    Ithyphalliques et pioupiesques
    Leurs insultes l’ont dépravé !
    Quand ils auront tari leurs chiques,
    Comment agir, ô cœur volé ?
    Ce seront des refrains bachiques
    Quand ils auront tari leurs chiques
    J’aurai des sursauts stomachiques :
    Si mon cœur triste est ravalé !
    Quand ils auront tari leurs chiques
    Comment agir, ô cœur volé ?

    Ça ne veut pas rien dire. — Répondez-Moi : chez M. Deverrière, pour A. R.

    Bonjour de cœur,

    Arthur Rimbaud.

    L’interdit de séjour que je suis par vocation, retrouve avec quelle succulence cette lettre de Rimbaud qui mieux que tout panneau, colle mieux que tout autre à l’interdit dans toute son ignorance pour valoriser la fausse herbe au profit du béton.
    N-L – 07/06/17

    Aimé par 1 personne

  4. Trop d’interdit c’est pas bien par contre interdiction de fumer dans les lieux publiques je suis d accord parce quand on fume pas c est penible a suporter l odeur ect…
    En fait ce serait bien si chacun respectait les liberté des autres, en etant assez lucide pour s auto fixer des limites quand on nuie a quelqun comme ca on aura pas besoin d interdit de punition, bref si on refléchissait plutot
    … Enfin c’est toujours pareil, c’est une utopie…

    Aimé par 1 personne

  5. raimanet dit :

    A reblogué ceci sur Boycottet a ajouté:
    http://tiny.ph/CDFj -> Ce(ux) que nous visons
    http://tiny.ph/x6Q1 -> diabolisation anarchie

    Aimé par 1 personne

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