Mariage

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13 commentaires sur “Mariage

  1. marie dit :

    Bientôt Juin , c’est le mois où il a le plus de mariage dans ma région, pour moi, nous nous sommes mariés en septembre, juste avant les vendanges, et j’avais 18 ans. Bisous MTH

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  2. Farid Abidi dit :

    Je préfère personnellement le mariage de deux personnes de sexes différents.

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    • ideelle dit :

      Ce fut un sujet épineux en France ….

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      • Trigwen dit :

        C’était une bonne idée au départ mais ils n’auraient pas dû l’appeler « mariage ».
        Ce mot est ancré dans les esprits comme L’union de deux personnes de sexe différents et fait partie d’une tradition millénaire. Avoir nommé cette loi « mariage pour tous » a choqué et braqué les plus traditionnalistes et les chrétiens pratiquants.
        Pourtant plus de 60% ds Français étaient d’accord sur la le fond.
        Le gouvernement aurait pu présenter cette loi en faisant un texte donnant aux homosexuels les mêmes droits que les personnes mariés et l’appeler « pacte civil de solidarité amélioré ». Cela aurait fait moins de bruit et serait passé plus facilement à la Chambre des Députés.

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      • ideelle dit :

        Tout à fait d’accord, mais je crois qu’il y avait de la part de la comunauté homosexuelle un besoin d’équité, d’égalité avec les hétérosexuels …

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      • loisobleu dit :

        LE MARIAGE DE ROLAND

        Ils se battent — combat terrible ! — corps à corps.
        Voilà déjà longtemps que leurs chevaux sont morts ;
        Ils sont là seuls tous deux dans une île du Rhône,
        Le fleuve à grand bruit roule un flot rapide et jaune,
        Le vent trempe en sifflant les brins d’herbe dans l’eau.
        L’archange saint Michel attaquant Apollo
        Ne ferait pas un choc plus étrange et plus sombre ;
        Déjà, bien avant l’aube, ils combattaient dans l’ombre.

        Qui, cette nuit, eût vu s’habiller ces barons,
        Avant que la visière eût dérobé leurs fronts,
        Eût vu deux pages blonds, roses comme des filles.
        Hier, c’étaient deux enfants riant à leurs familles,
        Beaux, charmants ; — aujourd’hui, sur ce fatal terrain,
        C’est le duel effrayant de deux spectres d’airain,
        Deux fantômes auxquels le démon prête une âme,
        Deux masques dont les trous laissent voir de la flamme.
        Ils luttent, noirs, muets, furieux, acharnés.
        Les bateliers pensifs qui les ont amenés,
        Ont raison d’avoir peur et de fuir dans la plaine,
        Et d’oser, de bien loin, les épier à peine,
        Car de ces deux enfants, qu’on regarde en tremblant,
        L’un s’appelle Olivier et l’autre a nom Roland.

        Et, depuis qu’ils sont là, sombres, ardents, farouches,
        Un mot n’est pas encor sorti de ces deux bouches.

        Olivier, sieur de Vienne et comte souverain,
        À pour père Gérard et pour aïeul Garin.
        Il fut pour ce combat habillé par son père.
        Sur sa targe est sculpté Bacchus faisant la guerre
        Aux Normands, Rollon ivre et Rouen consterné,
        Et le dieu souriant par des tigres traîné
        Chassant, buveur de vin, tous ces buveurs de cidre.
        Son casque est enfoui sous les ailes d’une hydre ;

        Il porte le haubert que portait Salomon ;
        Son estoc resplendit comme l’œil d’un démon ;
        Il y grava son nom afin qu’on s’en souvienne ;
        Au moment du départ, l’archevêque de Vienne
        À béni son cimier de prince féodal.

        Roland a son habit de fer, et Durandal.

        Ils luttent de si près avec de sourds murmures,
        Que leur souffle âpre et chaud s’empreint sur leurs armures ;

        Le pied presse le pied ; l’île à leurs noirs assauts
        Tressaille au loin ; l’acier mord le fer ; des morceaux
        De heaume et de haubert, sans que pas un s’émeuve,
        Sautent à chaque instant dans l’herbe et dans le fleuve.
        Leurs brassards sont rayés de longs filets de sang
        Qui coule de leur crâne et dans leurs yeux descend.
        Soudain, sire Olivier, qu’un coup affreux démasque,
        Voit tomber à la fois son épée et son casque.
        Main vide et tête nue, et Roland l’œil en feu !
        L’enfant songe à son père et se tourne vers Dieu.
        Durandal sur son front brille. Plus d’espérance !
        « Çà, dit Roland, je suis neveu du roi de France,
        Je dois me comporter en franc neveu de roi.
        Quand j’ai mon ennemi désarmé devant moi,
        Je m’arrête. Va donc chercher une autre épée,
        Et tâche, cette fois, qu’elle soit bien trempée.

        Tu feras apporter à boire en même temps,
        Car j’ai soif.

        — Fils, merci, dit Olivier.

        — J’attends,

        Dit Roland, hâte-toi. »

        Sire Olivier appelle
        Un batelier caché derrière une chapelle.

        « Cours à la ville, et dis à mon père qu’il faut
        Une autre épée à l’un de nous, et qu’il fait chaud. »

        Cependant les héros, assis dans les broussailles,
        S’aident à délacer leurs capuchons de mailles,
        Se lavent le visage et causent un moment.
        Le batelier revient ; il a fait promptement ;
        L’homme a vu le vieux comte ; il rapporte une épée
        Et du vin, de ce vin qu’aimait le grand Pompée
        Et que Tournon récolte au flanc de son vieux mont.
        L’épée est cette illustre et fière Closamont
        Que d’autres quelquefois appellent Haute-Claire.
        L’homme a fui. Les héros achèvent sans colère
        Ce qu’ils disaient ; le ciel rayonne au-dessus d’eux ;
        Olivier verse à boire à Roland ; puis tous deux
        Marchent droit l’un vers l’autre, et le duel recommence.
        Voilà que par degrés de sa sombre démence

        Le combat les enivre ; il leur revient au cœur
        Ce je ne sais quel dieu qui veut qu’on soit vainqueur,
        Et qui, s’exaspérant aux armures frappées,
        Mêle l’éclair des yeux aux lueurs des épées.

        Ils combattent, versant à flots leur sang vermeil.
        Le jour entier se passe ainsi. Mais le soleil
        Baisse vers l’horizon. La nuit vient.

        « Camarade,
        Dit Roland, je ne sais, mais je me sens malade.
        Je ne me soutiens plus, et je voudrais un peu
        De repos.

        — Je prétends, avec l’aide de Dieu,
        Dit le bel Olivier, le sourire à la lèvre,
        Vous vaincre par l’épée et non point par la fièvre.
        Dormez sur l’herbe verte, et cette nuit, Roland,
        Je vous éventerai de mon panache blanc.
        Couchez-vous, et dormez.

        — Vassal, ton âme est neuve,
        Dit Roland. Je riais, je faisais une épreuve.
        Sans m’arrêter et sans me reposer, je puis
        Combattre quatre jours encore, et quatre nuits. »

        Le duel reprend. La mort plane, le sang ruisselle.
        Durandal heurte et suit Closamont ; l’étincelle

        Jaillit de toutes parts sous leurs coups répétés.
        L’ombre autour d’eux s’emplit de sinistres clartés.
        Ils frappent ; le brouillard du fleuve monte et fume ;
        Le voyageur s’effraye et croit voir dans la brume
        D’étranges bûcherons qui travaillent la nuit.

        Le jour naît, le combat continue à grand bruit ;
        La pâle nuit revient, ils combattent ; l’aurore
        Reparaît dans les cieux, ils combattent encore.

        Nul repos. Seulement, vers le troisième soir,
        Sous un arbre, en causant, ils sont allés s’asseoir ;
        Puis ont recommencé.

        Le vieux Gérard dans Vienne
        Attend depuis trois jours que son enfant revienne.
        Il envoie un devin regarder sur les tours ;
        Le devin dit : « Seigneur, ils combattent toujours. »

        Quatre jours sont passés, et l’île et le rivage
        Tremblent sous ce fracas monstrueux et sauvage.
        Ils vont, viennent, jamais fuyant, jamais lassés,
        Froissent le glaive au glaive et sautent les fossés,
        Et passent, au milieu des ronces remuées,
        Comme deux tourbillons et comme deux nuées.

        Ô chocs affreux ! terreur ! tumulte étincelant !
        Mais, enfin, Olivier saisit au corps Roland
        Qui de son propre sang en combattant s’abreuve,
        Et jette d’un revers Durandal dans le fleuve.

        « C’est mon tour maintenant, et je vais envoyer
        Chercher un autre estoc pour vous, dit Olivier.
        Le sabre du géant Sinnagog est à Vienne.
        C’est, après Durandal, le seul qui vous convienne.
        Mon père le lui prit alors qu’il le défit.
        Acceptez-le. »

        Roland sourit. « Il me suffit
        De ce bâton. » Il dit, et déracine un chêne.

        Sire Olivier arrache un orme dans la plaine
        Et jette son épée, et Roland, plein d’ennui,
        L’attaque. Il n’aimait pas qu’on vînt faire après lui
        Les générosités qu’il avait déjà faites.

        Plus d’épée en leurs mains, plus de casque à leurs têtes,
        Ils luttent maintenant, sourds, effarés, béants,
        À grands coups de troncs d’arbre, ainsi que des géants.

        Pour la cinquième fois, voici que la nuit tombe.

        Tout à coup, Olivier, aigle aux yeux de colombe,
        S’arrête, et dit :

        « Roland, nous n’en finirons point.
        Tant qu’il nous restera quelque tronçon au poing,
        Nous lutterons ainsi que lions et panthères.
        Ne vaudrait-il pas mieux que nous devinssions frères ?
        Écoute, j’ai ma sœur, la belle Aude au bras blanc,
        Épouse-la.

        — Pardieu ! je veux bien, dit Roland.
        Et maintenant buvons, car l’affaire était chaude. »

        C’est ainsi que Roland épousa la belle Aude.

        Victor Hugo (La légende des siècles)

        Foin des cortèges et du riz qui les accompagne
        Foin des lois qui tournent l’usage en bouillon de moules
        Foin des comédies, simulacres, robe blanche et grandes orgues
        le mariage reste le sacré et non le sacre parade
        d’un amour entre deux êtres qui choisissent de le sceller
        à leur manière, suivant leur choix…
        Je crois au Sacré, preuve que je suis con.
        N-L – 16/05/17

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  3. Pat dit :

    A reblogué ceci sur Le rimenauteet a ajouté:
    Telle est coutume au mois de Mai
    Quand le costume à robe sied,
    De donner son cœur comme il plaît,
    Et sa fleur à l’aube qui naît…
    Pat le 13/05/17

    Aimé par 1 personne

  4. Trigwen dit :

    Les pessimistes ou anti mariage diront « Le mariage est une grosse corde bien attachée pour mieux s’étouffer ensemble. »
    Les plus optimistes et les pro mariage objecteront ces pensées :
    « Le mariage est un consentement, donation mutuelle des cœurs. »
    ou « Le mariage a bien des peines, mais le célibat est dépourvu de plaisirs ! »
    à moins que cette dernière ne leur convienne plus : »Le bon mariage c’est l’amitié tendre, l’affection et la fidélité, le secours mutuel dans toutes les épreuves de la vie, mais il doit se garder des intempérances redoutables de la passion. »

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    • ideelle dit :

      Une magnifique palette, merci 🙏🏻 et au final, je crois qu’il y a autant de définitions que de mariages …. l’idée que je m’en faisait avant n’a plus rien à voir avant celle que j’en ai maintenant 😉

      J'aime

  5. Trigwen dit :

    Je vies de relire « le mariage de Roland » et c’est une bouffée de souvenirs qui m’est revenue à l’esprit.
    Je me suis récité une quinzaine de vers de ce texte que j’avais appris en 5ème, un texte que j’avais trouvé superbe, qui m’avait emballé et que j’avais déclamé avec un plaisir fou.
    Rien de surprenant, « le légende des siècles » de Victor Hugo m’a toujours passionné tout autant que cet auteur que je place au-dessus de tous les autres.
    C’est donc avec un plaisir non retenu que j’ai relu ce long poème et que, par moments, je me récitais une dizaine de vers de certains passage qui me revenaient en mémoire.
    Grâce à Loisobleu je viens de m’offrir une petite cure de Jouvence !

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