Sans ….. (bruit)

.

.
Elle en fera des poches 

pour mieux se persuader

que sa vie n’est pas moche

qu’elle est juste encombrée

par des filles angéliques 
qui regardent son mec

elle connait la musique

et ses yeux restent secs
.

.
sans bruit,

il la trompera

sans bruit,

puis il rentrera

lui dire,

il n’y a que toi que j’aime

la vie est une bohémienne

et c’est sans bruit,

que les larmes viennent
.

.
elle posera ses valises sur les quais des grandes lignes

pour voir comment se brisent les illusions intimes

elle refera sa vie mille fois dans sa tête

et ce qu’on décide la nuit, demain, sera peut-être
.

.
sans bruit,

il la trahira

sans bruit,

puis il rentrera

lui dire, 

il n’y a que toi que j’aime

la vie peut devenir chienne

et c’est sans bruit, 

que tout son coeur saigne
.

sans bruit (bis)
.
elle pensera au pire en longeant les écluses
mais elle préfère souffrir sans se trouver d’excuses

elle parlera de lui comme s’il était mort

sur sa photographie elle jettera des sorts
.

.
sans bruit,

elle le trompera

sans bruit, 

puis elle rentrera

maudir l’appartement désert

la vie est une carnassière

et c’est sans bruit,

qu’on rentre en enfer
.

.
sans bruit, 

il la trahira 

sans bruit,

puis il rentrera

lui dire, 

il n’y a que toi que j’aime

la vie peut devenir chienne

et c’est sans bruit, 

que tout son coeur saigne
.

.
sans bruit..

sans bruit…

sans bruit….
.

.

Publicités

20 réflexions sur “Sans ….. (bruit)

      • Avec le temps (Parole et musique, Léo Ferré)

        Avec le temps…
        Avec le temps, va, tout s’en va
        On oublie le visage et l’on oublie la voix
        Le coeur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller
        Chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien

        Avec le temps…
        Avec le temps, va, tout s’en va
        L’autre qu’on adorait, qu’on cherchait sous la pluie
        L’autre qu’on devinait au détour d’un regard
        Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
        D’un serment maquillé qui s’en va faire sa nuit
        Avec le temps tout s’évanouit

        Avec le temps…
        Avec le temps, va, tout s’en va
        Même les plus chouettes souv’nirs ça t’as une de ces gueules
        A la gal’rie j’farfouille dans les rayons d’la mort
        Le samedi soir quand la tendresse s’en va toute seule

        Avec le temps…
        Avec le temps, va, tout s’en va
        L’autre à qui l’on croyait pour un rhume, pour un rien
        L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
        Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
        Devant quoi l’on s’traînait comme traînent les chiens
        Avec le temps, va, tout va bien

        Avec le temps…
        Avec le temps, va, tout s’en va
        On oublie les passions et l’on oublie les voix
        Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
        Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

        Avec le temps…
        Avec le temps, va, tout s’en va
        Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu
        Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard
        Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard
        Et l’on se sent floué par les années perdues
        Alors vraiment… avec le temps… on n’aime plus

        Aimé par 2 people

      • Le plaisir est toujours passé ou futur, jamais présent, de la même façon que le bonheur appartient toujours à autrui, jamais à personne, c’est-à-dire est toujours conditionné et n’est jamais absolu.

        Aimé par 1 personne

      • La tendresse,
        C’est quelquefois ne plus s’aimer mais être heureux
        De se trouver à nouveau deux
        C’est refaire pour quelques instants un monde en bleu
        Avec le cœur au bord des yeux
        La tendresse, la tendresse, la tendresse,
        La tendresse.
        La tendresse,
        C’est quand on peut se pardonner sans réfléchir
        Sans un regret sans rien se dire
        C’est quand on veut se séparer sans se maudire
        Sans rien casser, sans rien détruire
        La tendresse, la tendresse, la tendresse,
        La tendresse.
        La tendresse,
        C’est un geste, un mot, un sourire quand on oublie
        Que tous les deux on a grandi
        C’est quand je veux te dire je t’aime et que j’oublie
        Qu’un jour ou l’autre l’amour finit
        La tendresse, la tendresse, la tendresse,
        La tendresse.
        La tendresse, la tendresse, la tendresse,
        La tendresse.
        Allez viens.

        Aimé par 1 personne

  1. Par la m’aime fenêtre, la joie se ferme du volet de la douleur. On entend battre le tant bourre de la claque au sourire mensonger. Belle comme une parole en l’air, la chanson casse l’harmonie. Couac qu’on en dise l’amour ne peut vivre à taire. Il se tient debout dans sa manifestation journalière. Cette chanson porte en aile. La douleur d’un ventre où un enfant mort-né est maintenue en vie artificielle arrache l’écrit. T’entendre sans, a dit bien plus aujourd’hui que des marées désalinées.
    N-L – 13/04/17

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s