Relaxée

Relaxée
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Pour être relaxée, 

J’ai dû graver

A l’encre invisible

Et indélébile, 

Sur mon coeur 

Le prénom du Bonheur … 
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*** Idéelle, le 8 mars 2017 ***
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18 commentaires sur “Relaxée

  1. marie dit :

    Bonsoir, belle soirée , les mots l’image sont superbes MTH

    Aimé par 1 personne

  2. loisobleu dit :

    ICI RIEN QUI ME VOILE

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    Si l’’ombre qui me recouvre
    Me permet de voir mieux
    Ce qui devant moi est lumineux
    C’est parce que je sais où je me trouve

    Et si je cache mon visage
    C’est parce que je ne peux être regardée
    Sans devenir pour moi un objet
    Je ne suis pas une image

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    Je ne suis pas qu’une servante
    Sous une apparence de soumission
    Je vis tout avec passion
    Ici je me sens indépendante

    Car je me sens indéfinissable
    Avec des sentiments constants
    Mais aussi des rêves violents
    Des miens je suis responsable

    C’est une liberté qui est sans tutelle
    De ne pas chercher les honneurs
    Tout en donnant de soi le meilleur
    Par une dévotion toute maternelle

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    Dans cette grande famille
    Où il n’y a qu’un seul corps
    Où tout est dedans rien dehors
    Jamais je ne me déshabille

    Car celui à qui je me dévoile
    Me connaît profondément
    Il ne voit pas que ce qui est apparent
    Il a en moi une confiance totale

    Pour assurer sa descendance
    Mais aussi pour avec les autres partager
    Être dans la joie et dans l’amitié
    Dans une commune existence

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    Croire aux mêmes choses
    Partager le même lieu
    Vénérer le même dieu
    Qu’y a-t-il donc de plus grandiose

    Pourquoi donc il vous dérange
    Cet innocent tissu
    Dont je suis depuis toujours revêtue
    Que voudriez-vous donc me donner en échange

    Je serais une prisonnière
    Et vous voudriez me donner des droits
    Par exemple celui d’avoir froid
    De ne plus avoir de vie communautaire

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    Et de nombreux autres avantages
    Comme celui de tout manger
    Et de ne rien partager
    Celui de rester seule à un grand âge

    De ne croire en rien qu’en ma personne
    D’exciter des hommes le désir
    Vous voudriez qu’au goût du plaisir
    Passionnément comme vous je m’adonne

    Que je dévoile ma face
    Pour que vous puissiez m’étiqueter
    Comme faisant partie des gens évolués
    Et qu’ainsi je perde de la liberté mon espace

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    Mais je pardonne à votre ignorance
    Car vous ne pouvez savoir où je vis
    Vous ne pouvez savoir quel est ce lieu béni
    Vous vous fiez trop aux apparences

    Ici où je vis il n’y a pas de frontières
    C’est une permanente expansion
    Largement ouverte à toutes les abnégations
    Mais je ne perds jamais mes repères

    Je suis paisible et heureuse
    Dans cette grande maison
    Qui est depuis toujours mon horizon
    Invisible et silencieuse

    Ici il n’y a rien qui me voile
    Ici je n’ai aucune pudeur
    Car ici tout est intérieur
    Ici de tous je suis l’égale

    (Étranger est l’Éternel, éditions Edmond Chemin 2015, réédition 2016)

    Aimé par 1 personne

  3. loisobleu dit :

    D’une taille qui t’aille tienne, d’où mon choix
    N-L

    J'aime

      • loisobleu dit :

        UNE PEINTURE

        « Dans ces acacias
        en fleurs après
        l’orage

        Étymologie
        de la lumière »

        Larmes Qamar – Stanislas Cazeneuve, éditions de La Crypte

        C’était un paysage de haute friche, un jardin ombragé, et une maison pour y vivre. Revoir chaque page d’un grand livre raturé. Y repasser, observer la lente progression de la rivière, et son regard au bord, comme au bord de mots. On y reconnaissait la même ombre brune, où dormaient les poutres et le mobilier. Et la reconnaissance charriait les vases, les écumes, à mesure qu’on l’occupait.
        Je me souviens d’un soleil d’automne, très jaune, qui venait raviver le bureau, et nourrir des plantes luxuriantes.
        Martin Wable

        Puis vînt l’instant privilégié, les pommes se vernissèrent sur la toile, un vivant venait de passer sur la toile, le soir souriait à la pensée d’un matin, des fleurs dans l’arbre fruitier…
        N-L – 12/03/17

        Aimé par 1 personne

      • ideelle dit :

        … et puis le printemps …

        Aimé par 1 personne

  4. loisobleu dit :

    Et puits du printemps, l’Amour assainit l’effroi d’une caresse verdoyante comme ton regard à vivre !
    N-L 14/03/17

    J'aime

  5. Trigwen dit :

    Un moment et un acte qui ont dû te demander un peu de patience mais le résultat est là et tu es récompensée.

    J'aime

  6. Pat dit :

    On ne peut pas dire mieux…

    J'aime

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