Les pieds dans l’eau … 

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 Les pieds dans l’eau…
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J’avais les pieds dans l’eau, le regard dans le vague,

La nuit s’apprivoisait sur une mer d’errance,

Froissait ses lames blues aux griffes de ma larme,

J’avais l’esprit dans l’eau, mais l’espoir dans ses jeux.
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Sa langueur innocente picorait l’ombre nue,

Mâchouillait d’un ressac le sel de mes cheveux ;

Son sourire mouillé, ricochait, ingénu

Sur le grain de ma peau

En voyelles moirées.
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J’entendais sa voix geindre,

Emprisonner le souffle

De ces noirs goémons, parsemant mon échine,

Je voyais sa joie ceindre

Les plumes-arabesques

De ces oiseaux courant sur sa robe d’écume.
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Son museau attendri vint échoir à ma lèvre

Et réchauffant mon sang de sa lascive ardeur, 

Elle ourla ses embruns aux saillies de mon rêve,
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J’avais les pieds dans l’eau, son baiser sur le cœur…
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❤ Ambre DELUNE ❤
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[ Ex-libris Offset, Conjuration d’Opale (La) : Assise les pieds dans l’eau, AUTEUR(S) : Corbeyran , Grun , Hamm ]

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6 réflexions sur “Les pieds dans l’eau … 

      • La Fenêtre

        De tellement de vents contraires, un jour de belle au bois dormant, quand tout se déglingue à vous lâcher, la fenêtre se mit en rideau.

        Ceci n’est pas un conte d’auteur

        En navigation c’est le pot noir qu’on appelle ça.

        Makache, plus de zef, t’es mis dans la quarantaine des improductifs possibles de contaminer les z’autres. A parler gringue comme d’une MST, tu fous les boules et pas les bonnes, celles qui font tilt

        Tu te prends furieusement à rêver des 40 rugissants à force d’être au bout de ton index à fantasmer sur les sites Port-Nous, les laissés pour compte. Que tu t’en remets pas la gueule d’être passé pour un non-reconnaissable. M’aime la psychée (qui tu vas) quand tu passes devant elle te tire la langue.

        Pis paf, la mer morte se réveille et d’un coup de clair on y va, l’amer meurt.

        Pas question de faire quérir Charles, on va pas chialer c’te Mamma là. Merde une mauvaise mère que c’était à vouloir imposer ses diktats. Non, s’abaissant la culotte, la cravate, la chemise et le chapeau d’épines, on descend de la croix au rouge pendant qu’on a encore les ah tributs proches-parents.

        On sort du lit vaseux

        Pour un autre marécage que la nature lui a mis au lotus. C’est une vraie femme, là, qui fait du rideau une baie libre.

        Tout s’enchante, l’haleine se tire des mous tons, c’est chaud d’aimer, c’est bon d’aimer, c’est vivre que de faire l’amour

        Aile Emoi, nous voici étendue, vaste large, sortant de l’estuaire, l’horizon debout à la verticale, les corps-morts laissés aux épaves du cimetière marin. « Vive l’Amour ! »qu’ont ses cris reconnaissants.

        Niala-Loisobleu – 29 Janvier 2017

        Aimé par 2 personnes

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