Le Couloir (2)

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Le couloir.
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Au bout du couloir: une porte…

Pas de clef, juste une lueur

De loin en loin, qui seule apporte

Espoir, perspective et clameurs.
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Et, dans ce couloir: faire un pas

Résonne d’un écho glacial

Se répercutant en trépas,

Dénonçant,comme un choc facial.
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Puis, dans ce couloir: je recule.

Mais son attraction est plus forte,

Même si étant minuscule,

Elle m’inspire et me conforte.
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Au bout du couloir est la vie,

Pas de verrou, rien qu’un rai

Qui voit en mes pas, mes envies,

S’ouvrant sur ce que je serai.
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❤️ Dominic Jacquet ❤️
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24 commentaires sur “Le Couloir (2)

  1. Le noir tremble

    grince

    l’apporte trébuche

    glisse
    hésite
    rampe
    se relève
    s’appuie
    respire
    se redresse

    suit le rai
    la voie de l’appel

    et tire de son regard
    ses dernières forces

    les deux mains

    sur le mouvement d’ouverture

    de l’apporte

    pour sortir du couloir…

    N-L – 02/12/16

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  2. Pat dit :

    Les murs dit-on ont des œillères…mais selon les bruits de couloirs, il suffit parfois d’un regard, pour passer la tête à travers…

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  3. bernard25 dit :

    Bonsoir ou bonjour IDELE

    Depuis que l on se connaît

    Notre Amitié est devenu un gros cadeau

    Comme pour Noël

    L’amitié des jours est un quotidien

    Une pluie de gouttelettes scintillantes

    Un immense et magnifique jardin

    Une envie de tout entreprendre

    L’amitié est là pour résumer, la base de la vie

    Une toute petite corde qui nous lie qui peut-être incassable

    Passe une douce journée avec ce petit porte bonheur à l’approche des fêtes

    Bisous , Bernard

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  4. Une fille et du chocolat dit :

    Tu as beaucoup de talent! Xx

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  5. Les couloirs sont toujours un peu mystérieux et suscitent la curiosité… Ne pas rester dans le couloir ! frapper à la porte avec prudence 🙂

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  6. loisobleu dit :

    Ilarie Voronca
    Rien n’obscurcira la beauté du monde

    voronca 1926

    Cette proclamation d’espoir est celle d’un recueil d’Ilarie Voronca, immense poète roumain écrivant en français.

    Mais au soir du 4 avril 1946, Ilarie Voronca rentre chez lui, enfin dans sa demeure terrestre; il s’enferme dans la cuisine, prend du temps pour méticuleusement calfeutrer porte et fenêtre, en vérifie l’étanchéité. Puis posément il avale tout un tube de somnifères, lui qui ne prenait jamais ces faux amis du sommeil, boit de l’alcool par-dessus, lui qui ne buvait pas du tout, et arrache le tuyau de gaz. Sans un mot derrière lui, sans le moindre signe.

    Et il attend comme il a tant attendu les clignotements de la vie. Et lui qui savait donner aux hommes les rêves d’un arbre ou d’une rivière s’en va. Ce « frère des bêtes et des choses, des livres et des villes, de l’espoir et du malheur » était par trop une conscience aux aguets, un homme de la déchirure.

    Il avait 43 ans et c’était sa deuxième tentative de suicide. Être dans son corps réel ne lui suffisait plus. Il lui fallait briser la solitude, « célébrer la fin du règne de la soif ». Il le fit à sa manière désespéré de n’avoir en fait « qu’entrer dans la vie d’un autre » et non dans la sienne.

    Il me faudra te quitter ombre, frère

    je laisserai ces mots, ces chants inachevés (Permis de séjour, 1935)

    Il avait écrit « Ulysse dans la cité » en roumain, il avait 23 ans, et Roger Vailland ébloui l’avait traduit. Maintenant son Ithaque était les fleuves de la mort auquel il avait tenu tête lors de l’occupation nazie.

    Il avait tenu tête à la cage d‘écureuil de la vie de tous les jours, celle où se brisent toutes les barques de l’amour.

    Sa vie, il l’avait enfermée dans ses livres comme un commentaire, comme les traces d’un autre. Ses hallucinations simples ou profondes il en avait fait de la poésie. Mais là la corde était trop tendue, le désespoir trop vivace.

    Et lui qui au-dessus des toits voulait bâtir un autre ciel de chair s‘est enfermé dans lui-même. Il s’était tellement penché sur « le passage à niveau du cœur », qu’il n’aura pas voulu voir passer le train de la vie. La cage des mots se refermera sur lui et sa voix aura fait naufrage, images et biens.

    (Source Esprits Nomades)

    ___________________________________________________________________

    Parce que le plus humblement qui soit, je suis de ces êtres là,

    ce soir j’ai envie de dire le dégoût que ce monde mérite, tout en sachant que ceci passera au-dessus des têtes et surtout au-dessus de celles qui m’ont abusé en rigolant sans doute dans leur for intérieur. Sûres d’avoir pensé que je n’étais qu’une poire qui gobait leur imposture et en particulier leur infâme trahison.

    Désolé de vous décevoir, ce que vous êtes je le tiens de vous seuls. Vous m’avez apporté vous-mêmes de quoi le savoir.

    Nous voici au bord de la chute. Mentir est devenu un devoir, plus, une religion. La politique avec ses stars, va le démontrer dans toute sa démesure, tel un Polnareff débris.

    Je ne crois pas en votre rédemption tricheurs de tous bords, je crois tant que
    Rien n’obscurcira la beauté du monde

    et qu’elle se chargera de vous présenter la facture.

    Point de nécessité au suicide en ce qui me concerne, juste un ménage relationnel indispensable…

    Niala-Loisobleu – 11 Décembre 2016

    Sous la lumière rouge de la lune

    L’enfant dépossédé erre nu et seul dans la rue.

    Ce n’est plus un enfant maintenant. Il ne se rappelle plus

    ce qu’il est venu faire dans ce quartier de la ville qui lui semble

    soudain inconnu sous la lumière rouge de la lune.

    Perdu entre des millions d’hommes

    Leur ressemblant de plus en plus jusqu’à ne plus me reconnaître

    Pouvant aussi bien vivre leur destinée qu’eux pourraient vivre la mienne

    Avec la faim, le froid inscrits sur le visage

    Et quelquefois l’extase hébétée d’un désir satisfait

    Ce n’est pas moi qui ai su faire un outil de mon corps

    Pour dresser dans la mémoire du monde ma statue

    Une montagne, une mer ont suffi pour remplir mes poches

    Dans les villes mon ombre a fui craintive dans les égouts

    Et quand les promeneurs disaient avec respect :

    Cette bâtisse est à un tel et ce carrosse

    Est à un tel et ce jardin et cette vallée sont à un tel

    Ce n’est pas mon nom que prononçaient leurs lèvres.

    Mais moi qui n’ai jamais rien eu

    Comment pourrait-on se souvenir de moi ?

    Car pour s’en souvenir il faut palper, voir ou entendre

    Et que pourrait-on voir, entendre ou palper

    Sur quelqu’un qui n’a que son regard

    Comme une feuille de nénuphar sur l’eau de son âme paisible.

    Il y en a certes qui font des actions méritoires

    Des capitaines qui conduisent des hommes au combat

    Et si un seul parmi ceux-ci échappe à la mort

    Il porte témoignage pour la vaillance du chef

    Il y en a qui demandent des sacrifices aux foules

    “Que chacun, disent-ils, fasse son devoir

    Et qu’il se contente d’un salaire minime”

    Ceux-là on les nomme bâtisseurs d’avenir.

    Leur pouvoir est grandi non seulement des bêtes, des machines et des pierres

    Mais des hommes aussi qui font partie de leur avoir.

    Pour avoir une identité, il ne suffit pas

    De posséder deux bras, deux jambes, deux yeux, un nez, une bouche

    Il faut que quelque chose qui est en dehors de vous, vous appartienne

    Une terre, une maison, une forêt, une usine

    Ne serait-ce qu’une petite échoppe de cordonnier

    Une écurie de courses, ce serait parfait mais il ne faut pas viser trop haut

    Un troupeau de brebis ou même quelques volailles

    Feraient très bien l’affaire

    Car l’homme avec ses angoisses et ses soifs d’infini est si peu de choses

    Que pour qu’il puisse susciter l’estime

    Il doit s’adjoindre quelque bête ou quelque pierre inerte

    S’entourer de l’autorité d’une grange ou d’une carrière de sable

    Alors ceux qui le croisent voient autour de lui

    Les murs de sa demeure, le souffle de ses buffles

    Alors sa figure s’augmente de tout ce qu’il possède

    Et les hommes s’en souviennent

    Mais moi pour la gloire de qui

    Ni bêtes, ni gens n’ont travaillé

    Je suis passé sans laisser de traces

    Nulle empreinte ne ressemble à celle de mon pas

    Mes initiales ne sont gravées ni sur l’écorce des arbres

    Ni sur les croupes du bétail.

    Ah ! j’ai peut-être été entraîné dans ce passage terrestre

    Comme un qui se trouve involontairement mêlé

    À quelque histoire honteuse

    Il valait mieux que je fusse méconnu

    Que personne ne puisse dire :

    “Il était comme cela !”

    Non rien de particulier dans le visage

    Je n’ai été ni champion de force ni chanteur, ni meneur d’hommes

    Quelle chance d’être passé inaperçu

    Et quand les juges chercheront les noms

    Ils ne trouveront le mien ni dans les cadastres des mairies

    Ni parmi les titulaires de chèques, ni parmi les porteurs de titres

    Non, pas même sur une croix ou sur un morceau de pierre

    Quelque part se mêlant aux blancheurs d’un ciel bas

    Mes os seront pareils aux herbes arrachées.

    Ilarie Voronca

    Aimé par 1 personne

  7. Lorrain 1 dit :

    Hier soir une réunion, rentré à minuit et 1/2,
    travailler à publier les deux articles manquant.
    Couché 02h15.
    Je viens de finir de répondre aux emails, te dire bonjour…
    Bises

    Aimé par 2 people

  8. Lorrain 1 dit :

    Désolé, j’ai passé deux jours à batailler avec WP SanFrancisco, pour un service Statistiques fourni par eux, il y a des mois, qu’ils ont supprimé, il y a quelques jours, sans motiver au préalable leurs intentions. Après deux jours de bataille, rien à faire : service supprimé. J’ai tout fermé, ils n’auront plus un seul dollar de ma part. Je suis désolé de ne plus vous accompagner.
    Bises
    Ex : rognacsmartcity.com
    Ex client depuis 2006.

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