LES MARCHES DE PROVENCE

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LES MARCHÉS DE PROVENCEGILBERT BECAUD

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Il y a tout au long des marchés de Provence 

Qui sentent, le matin, la mer et le Midi 

Des parfums de fenouil, melons et céleris

Avec dans leur milieu, quelques gosses qui dansent 

Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle 

Ai franchi des pays que je ne voyais pas 

J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas 

Ce monde émerveillé qui rit et qui s’interpelle 

Le matin au marché 
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Voici pour cent francs du thym de la garrigue 

Un peu de safran et un kilo de figues 

Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches 

Ou bien d’abricots ? 

Voici l’estragon et la belle échalote 

Le joli poisson de la Marie-Charlotte 

Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande 

Ou bien quelques œillets ? 

Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne 

L’accent qui se promène et qui n’en finit pas 

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Mais il y a, tout au long des marchés de Provence 

Tant de filles jolies, tant de filles jolies 

Qu’au milieu des fenouils, melons et céleris 

J’ai bien de temps en temps quelques idées qui dansent 

Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle 

Ai croisé des regards que je ne voyais pas 

J’ai hâte au point du jour de trouver sur mes pas 

Ces filles du soleil qui rient et qui m’appellent 

Le matin au marché 
.

.
Voici pour cent francs du thym de la garrigue 

Un peu de safran et un kilo de figues 

Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches 

Ou bien d’abricots ? 

Voici l’estragon et la belle échalote 

Le joli poisson de la Marie-Charlotte 

Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande 

Ou bien quelques œillets ? 

Et par dessus tout ça on vous donne en étrenne 

L’accent qui se promène et qui n’en finit pas
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4 commentaires sur “LES MARCHES DE PROVENCE

  1. loisobleu dit :

    100.000 voltes et * de Bécaud
    s’étalent
    en plat t’ô
    de fruits
    pour Toi !

    N-L – 13/08/16

    Aimé par 1 personne

  2. loisobleu dit :

    Ô douce Vénus d’Arles, ô fée de jeunesse ! ta beauté qui rayonne sur toute la Provence fait belles nos filles et sains nos garçons ! sous cette chair brune, ô Vénus ! il y a ton sang, toujours vif toujours chaud. Et nos jeunes filles alertes, voilà pourquoi elles s’en vont la poitrine ouverte et nos gais jeunes hommes, voilà pourquoi ils sont forts aux luttes des taureaux, de l’amour, de la mort. Et voilà pourquoi je t’aime, – et ta beauté m’ensorcelle, – et pourquoi, moi chrétien, je te chante, ô grande païenne !…
    Théodore Aubanel

    Le soir tombait
    sous l’arbre qui chantait
    j’ai dressé mes tréteaux
    de pensées rempli les paniers
    t’en voyant du marché nocturne
    les pas de cette chanson de geste
    comme un troubadour
    crachant l’été en jonglant
    en marchant sur les deux mains !
    N-L – 13/08/16

    Aimé par 1 personne

    • loisobleu dit :

      Puis ce fut de nouveau le matin.
      par les venelles de la pensée
      je vis la grand-place du marché approcher

      Nous allions pouvoir disposer
      les calanques à côté des dunes
      les raisins et les figues
      les rousseurs Estérel avec les bleuitudes marais

      Salicorne, lavandes, m’aime sel
      ignorant la dîme et la gabelle
      sur la route la Mère est à la Cayenne

      Bon Jour
      flottent les rubans !

      C+B+B+C
      N-L – 14/08//16

      Aimé par 1 personne

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