Seul

Seul
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Comme un trouble enfoui

Sous un songe brutal,

Ma plaie se déchire

Un peu plus.

Seul, mon corps endormi

Reste sans flammes

Au creux de la fontaine

Qui porte en elle la sagesse.
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❤️ Salomé Quintard ❤️
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5 commentaires sur “Seul

  1. loisobleu dit :

    La plaie qu’on porte en soi
    Ne peut qu’être douleur pour soi seul
    La souffrance physique ne se partage
    Que pschychiquement
    Mais à ce degré c’est plus seul
    Qu’un mal nécessaire développe
    Son désir de guérison

    ❤️💋❤️
    N-L 07/04/16

    Aimé par 1 personne

  2. loisobleu dit :

    Pour écrire un seul vers

    Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout cela. Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes accouchées qui se refermaient. Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas d’avoir des souvenirs. Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent. Car les souvenirs ne sont pas encore cela. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.

    ***

    Rainer Maria Rilke (1875-1926) – Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910)

    Aux mouvements que tes yeux remontent pour laisser l’heure passée céder, à ses couleurs qui se mélangent en vue du retour au prisme, à tout cela que tu es seule à bien savoir pour en avoir connu le meilleur avant le pire…je te laisse seule poser ta main au bouton de la porte, tu as la clef.

    N-L

    Aimé par 1 personne

  3. loisobleu dit :

    À part le E tout le reste flotte plus que jamais ❤️💋❤️
    N-L

    Aimé par 1 personne

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