L’oubli … Heredia

L’oubli
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Le temple est en ruine au haut du promontoire.

Et la Mort a mêlé, dans ce fauve terrain,

Les Déesses de marbre et les Héros d’airain

Dont l’herbe solitaire ensevelit la gloire.
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Seul, parfois, un bouvier menant ses buffles boire,

De sa conque où soupire un antique refrain

Emplissant le ciel calme et l’horizon marin,

Sur l’azur infini dresse sa forme noire.
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La Terre maternelle et douce aux anciens Dieux

Fait à chaque printemps, vainement éloquente,

Au chapiteau brisé verdir une autre acanthe ;
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Mais l’Homme indifférent au rêve des aïeux

Ecoute sans frémir, du fond des nuits sereines,

La Mer qui se lamente en pleurant les sirènes.
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❤️ José-Maria de HEREDIA ❤️

                  (1842-1905) 
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4 commentaires sur “L’oubli … Heredia

  1. Mais l’Homme indifférent au rêve des aïeux

    Ecoute sans frémir, du fond des nuits sereines,

    La Mer qui se lamente en pleurant les sirènes
    merci j’aime beaucoup José-Maria de HEREDIA

    Aimé par 1 personne

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