Lorsque s’épand sur notre seuil la neige fine …

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Lorsque s’épand sur notre seuil la neige fine …
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Lorsque s’épand sur notre seuil la neige fine 

Au grain diamanté,

J’entends tes pas venir rôder et s’arrêter 

Dans la chambre voisine.
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Tu retires le clair et fragile miroir 

Du bord de la fenêtre,

Et ton trousseau de clefs balle au long du tiroir 

De l’armoire de hêtre.
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J’écoute et te voici qui tisonnes le feu 

Et réveilles les braises ;

Et qui ranges autour des murs silencieux 

Le silence des chaises.
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Tu enlèves de la corbeille aux pieds étroits

La fugace poussière,

Et ta bague se heurte et résonne aux parois 

Frémissantes d’un verre.
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Et je me sens heureux plus que jamais, ce soir,

De ta présence tendre,

Et de la sentir proche et de ne pas la voir, 

Et de toujours l’entendre.
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❤️ Émile VERHAEREN (1855-1916) ❤️
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8 commentaires sur “Lorsque s’épand sur notre seuil la neige fine …

  1. loisobleu dit :

    De la sphère aura
    voici que ton visage-fenêtre
    vient en dia d’aime
    se tourner à gauche
    juste sur le coeur
    de la Lumière

    C+B+B+C

    N-L
    04/03/16

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  2. Georges 2679 dit :

    Magnifique ce poème et qu’il est beau de pouvoir se balader dans la poudreuse.
    Bon week-end
    Bisous

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    • ideelle dit :

      Oui Georges 😊 La nature est un véritable écrin, un joyau aux 1001 facettes, qui nous offre tant de belles promenades …. Un Excellent week-end à vous Georges, et Merci ❤️ Bisous

      J'aime

  3. ninannet dit :

    très belle poésie qui prend pour témoin la neige dans l’attente de l’autre…

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  4. loisobleu dit :

    Femmes

    Chaque femme est le point vivant,mobile,unique et précis,

    vers où convergent tous les sentiments d’un homme,qui pour

    elle goberait les océans,boirait la cigüe,abreuverait les pierres

    ou les oiseaux de chaque goutte de son sang,contre un souri-

    re,un regard,une parole pas forcément audible,un murmure,

    un geste,même inachevé.

    Chaque femme est, a été ou sera cette brûlure à rien d’autre

    comparable,qui laisse d’invisibles et ineffaçables cicatrices sur

    l’âme d’un homme.

    Jean-Pierre Rosnay

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