L’ombre … Mylène Farmer

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L’onde

Est si calme

Un présage

D’automne

Là,

La peur s’engage

Sur mon visage

Le doute

Frissonne

Suis-je

Faite pour les rêves ?

D’une voix faible

Dis-moi

De ne plus être
.

.
À l’ombre

Risquer de n’être personne

L’on se cache et l’on se cogne

À l’ombre

On se coupe de soi-même

On s’arrache ainsi au ciel

À l’ombre

Et sentir que l’on se lâche

Que rien ni personne ne sache

Quand la nuit tombe

Las de cette vie trop brève

On devient l’ombre de soi-même
.

.
L’âme

Est la lumière

Mais l’âme erre

Sur tous les chemins

Mon cœur se ferme

Le diable harcèle

Mes lendemains

Et là

Sous les érables

Le froid se cabre

Mais toi, dis-moi

De ne pas être …
.

.

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4 commentaires sur “L’ombre … Mylène Farmer

  1. loisobleu dit :

    Ne peut s’ouvrir
    qu’à partir
    de ce qu’on aura fermé.

    N-L

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    • loisobleu dit :

      Le Soi est comme un puissant aimant dissimulé à l’intérieur de nous. Il nous attire peu à peu vers Lui, mais nous nous imaginons que c’est nous qui faisons l’effort d’aller vers lui. Quand nous sommes suffisamment proche, il met fin à notre activité, nous immobilise et absorbe notre énergie individuelle. il tue notre pesonnalité. Il submerge l’intellect et engloutit notre être tout entier.
      Ramana Maharshi

      Ne tue pas ton Ombre elle est le complément de ta Lumière. Prends simplement garde qu’elle ne soit pas devant mais derrière elle dans l’accomplissement de ta Marche.
      N-L
      04/03/16

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      • ideelle dit :

        Merci ❤️

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      • loisobleu dit :

        Leszek SOKÓŁ-1104

        Mon Ombre aile ma Lumière

        Aux lueurs de mon soleil-phare, tel un papillon sans gouverne serais-je l’ombre égarée se cognant à moi_même ?

        Errance d’un ascenseur sans pilote balloté dans l’air rance d’un passé non dépassé .
        .
        .
        Baudelaire mécontente Nietzsche

        C’est Baudelaire qui postdate et voit juste de sa barque de souffrance, lorsqu’il nous désigne tels que nous sommes.
        Nietzsche, perpétuellement séïsmal, cadastre tout notre territoire agnostique.
        Mes deux porteurs d’eau.

        Obligation, sans reprendre souffle, de raréfier, de hiérarchiser êtres et choses empiétant sur nous.
        Comprenne qui pourra.
        Le pollen n’échauffant plus un avenir multiple s’écrase contre la paroi rocheuse.

        Que nous défions l’ordre ou le chaos, nous obéissons à des lois que nous n’avons pas intellectuellement instituées.
        Nous nous en approchons à pas de géant mutilé.

        De quoi souffrons-nous le plus?
        De souci.
        Nous naissons dans le même torrent, mais nous y roulons différement, parmi les pierres affolées.
        Souci?
        Instinct garder.

        Fils de rien et promis à rien, nous n’aurions que quelques gestes à faire et quelques mots à donner.
        Refus.
        Interdisons notre hargneuse porte aux mygales jactantes, aux usuriers du désert.
        L’œuvre non vulgarisable, en volet brisé, n’inspire pas d’application, seulement le sentiment de son renouveau.

        Ce que nous entendons durant le sommeil, ce sont bien les battements de notre coeur, non les éclairs de notre âme sans emploi.

        Mourir, c’est passer à travers le chas de l’aiguille après de multiples feuillaisons.
        Il faut aller à travers la mort pour émerger devant la vie, dans l’état de modestie souveraine.

        Qui appelle encore?
        Mais la réponse n’est point donnée.
        Qui appelle encore pour un gaspillage sans frein?
        Le trésor entrouvert des nuages qui escortèrent notre vie.
        René Char

        Nous sommes notre pire ennemi.
        Une pierre brute qu’il nous faut polir au quotidien. Défait de cette illusion prétentieuse d’avoir vaincu, nous serons lucide. Innocence préservée. Devant le derrière de chaque victoire une nouvelle bataille s’avance, ainsi va le voyage.

        Niala-Loisobleu
        4 Février 2016

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