Toi ! 

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Toi !
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De Thomas Moore.
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Du frais matin la brillante lumière,

L’ardent midi, l’adieu touchant du jour,

La nuit qui vient plus douce à ma paupière

Pâle et sans bruit rêver avec l’amour,

Le temps jaloux qui trompe et qui dévore,

L’oiseau captif qui languit près de moi,

Tout ce qui passe, et qu’à peine je voi,

Me trouve seul… seul ! Mais vivant encore

De toi !
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Des arts aimés quand l’essaim m’environne,

L’ennui secret les corrompt et m’atteint.

En vain pour moi la fête se couronne :

La fête pleure et le rire s’éteint.

L’unique asile où tu me sois restée,

Le sanctuaire où partout je te voi,

Ah ! C’est mon âme en secret visitée

Par toi !
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La gloire un jour a distrait mon jeune âge ;

En te cherchant j’ai perdu son chemin.

Comme à l’aimant je vais à ton image ;

L’ombre est si belle où m’attire ta main !

Ainsi qu’aux flots les barques se balancent,

Mes ans légers ont glissé loin de moi ;

Mais à présent dans tout ce que je voi,

Mes yeux, mon coeur, mes voeux, mes pas s’élancent

Vers toi !
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Je dis ton nom dans ma gaîté rendue,

Je dis ton nom quand je rapprends les pleurs ;

Dans le désert la colombe perdue

Ne sait qu’un chant pour bercer ses douleurs.

Égide chère à ma vie embrasée,

Le monde en vain jette ses maux sur moi ;

Mon âme un jour sera calme ou brisée

Par toi !
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❤️ Marceline DESBORDES-VALMORE ❤️
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3 commentaires sur “Toi ! 

  1. loisobleu dit :

    Je pense à toi
    Guillaume APOLLINAIRE
    Recueil : « Poèmes à Lou »

    Je pense à toi mon Lou ton cœur est ma caserne
    Mes sens sont tes chevaux ton souvenir est ma luzerne

    Le ciel est plein ce soir de sabres d’éperons
    Les canonniers s’en vont dans l’ombre lourds et prompts

    Mais près de toi je vois sans cesse ton image
    Ta bouche est la blessure ardente du courage

    Nos fanfares éclatent dans la nuit comme ta voix
    Quand je suis à cheval tu trottes près de moi

    Nos 75 sont gracieux comme ton corps
    Et tes cheveux sont fauves comme le feu d’un obus
    qui éclate au nord

    Je t’aime tes mains et mes souvenirs
    Font sonner à toute heure une heureuse fanfare
    Des soleils tour à tour se prennent à hennir
    Nous sommes les bat-flanc sur qui ruent les étoiles

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  2. Pat dit :

    La forme de ce poème est assez rare et pourtant possède un bon rythme sur le fond toujours aussi caressant des mots que tu choisis et c’est un bonheur d’y glisser un œil bienveillant.

    J'aime

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