JE MARCHE

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JE MARCHE
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Je marche vers toi

Mon amour

Pour accueillir toute la beauté du monde,

Pour cueillir les beaux fruits que tu portes,

Pour me recueillir en prières sous tes seins palmiers.

Je marche vers toi

Mon amour

Pour m’accrocher à nos rêves les plus insensés,

Pour croquer tes pommes grenades succulentes,

Pour troquer ma vie de mendiant de tendresse.
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Je marche pour toi

Mon amour

Pour arroser la planète de roses trémières,

Pour rosser filous, voyous et autres chenapans,

Pour déposer sous tes pieds laurier et trèfle d’odeur.

Je marche pour toi

Mon amour

Pour créer des forêts de cyprès et

des sanctuaires de colibris,

Pour procréer des milliards de wapitis et

d’enfants qui rient,

Pour recréer la joie au cœur et la magie de la cervelle.
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Je marche avec toi

Mon amour

Pour traverser les champs minés et dévastés par la guerre,

Pour verser baume et espérance aux moribonds et éclopés,

Pour converser avec les tulipes, les nuages et les bruants.

Je marche avec toi

Mon amour

Pour ensemencer la joie dans ces heures de malheur,

Pour semer les graines du bonheur dans les sols arides,

Pour s’aimer encore et toujours un peu plus chaque instant.
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Nous marchons ensemble

Mon amour

Pour résister à la grisaille

qui nous tenaille jour après jour,

Pour saper l’indifférence et le désenchantement chroniques,

Pour extirper la peur, la haine et la méfiance maladives.

Nous marchons ensemble

Mon amour

Pour tout simplement chanter, danser et rire,

Pour tout bonnement enfanter, créer et rêver,

Pour parfumer et embellir la vie uniquement.

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❤️ Guy RANCOURT ❤️
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(Peinture de Daniel Del Orfano ❤️)

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8 réflexions sur “JE MARCHE

    • On ne peut me connaître

      On ne peut me connaître
      Mieux que tu me connais

      Tes yeux dans lesquels nous dormons
      Tous les deux
      On fait à mes lumières d’homme
      Un sort meilleur qu’aux nuits du monde.

      Tes yeux dans lesquels je voyage
      Ont donné aux gestes des routes
      Un sens détaché de la terre

      Dans tes yeux ceux qui nous révèlent
      Notre solitude infinie
      Ne sont plus ce qu’ils croyaient être

      On ne peut te connaître
      Mieux que je te connais.

      Paul Eluard .
      (Les Yeux Fertiles) (N.R.F.

      Aimé par 1 personne

  1. Nous n’étions qu’au bord
    ce jour-ci de là – les cloches à la volée sonnaient plus fort que des drapeaux aux fenêtres, la libération, te tient l’air en réserve – quand soudain au grattage, le carreau dit : Gagné ! De la mêm main nous ouvrîmes à l’enfant qui avait l’oiseau sur la tête,. D’un seul coup toute réserve s’envola, l’enfant souriait, une étincelle dans l’oeil,plus fort de savoir que tu marches !

    N-L

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  2. Coucou ! Un petit saut de puce sur votre blog et que vois-je ? L’un de mes 730 poèmes « Je marche » coiffé d’une belle illustration ! Merci de reproduire ce texte composé il y a bien 15-20 ans déjà ! (rires) Mais comme vous le savez : « Reste jeune ce qui vieillit bien ! » Bye et bon printemps !

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    • Merci beaucoup, quel Bonheur de vous voir faire un détour par mon petit blog. J’aime beaucoup votre poésie, il est fort probable que je partage encore votre plume ici. Au plaisir de vous lire encore, ici ou ailleurs …

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