6 réflexions sur “André Frossard

  1. La nuée de feuilles

    Il est une fragilité qui brave le temps.

    Longtemps la nuée verte est restée suspendue au-dessus de la terre,

    où s’en est-elle allée ?

    À chaque printemps, elle reprend son vol,

    emplit l’espace qui lui appartient

    entre le sol et le ciel.

    Dirigée par le vent,

    éprouvée par la pluie,

    soulevée par la lumière,

    elle revient toujours

    et reste bien des années.

    Chaque fois, aux lumières de l’automne,

    on entend sa plainte : je tombe, pourquoi moi ?

    Mais, plus forte est la voix accordée à celle des poètes :

    il me faut tomber, oui, et pourquoi pas moi ?

    Que vienne l’hiver,

    au ciel rampent des branchages tordus

    sans que change l’espace végétal créé,

    sans peut-être prendre conscience de leurs voisins,

    fruit pourtant d’une même poussée.

    Entre le sol et le ciel,

    indéchirable sous la scie du jardinier,

    inaccessible à la hache du bûcheron,

    la loi demeure :

    il est une fragilité qui brave le temps.

    Oskar Loerke

    Ô sensibilité comme tu sang bon !!!

    Niala-Loisobleu
    20 Septembre 2015

    Aimé par 1 personne

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